L'Agriculteur Charentais 27 février 2014 à 08h00 | Par Actuagri

Daniel Lefebvre - Le monde agricole doit être libéré de ses contraintes

Président de la CNMCCA

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Actuagri

La CNMCCA s’est associée aux Etats généraux de l’agriculture de la seamine dernière, pourquoi ?
La Confédération française de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles et ses composantes, la Fédération du crédit agricole, Groupama, la MSA et Coop de France sont membres du Conseil de l’agriculture française auquel est invitée également l’APCA. C’est à ce titre que nous avons répondu positivement à l’invitation de Xavier Beulin. Il a considéré qu’il ne fallait pas faire de ces Etats généraux un événement exclusivement syndical mais un rendez-vous mobilisant l’ensemble des composantes de l’agriculture. Et il faut le reconnaître, les enjeux actuels de l’agriculture dépassent les problématiques strictement syndicales. Le monde économique autour de l’agriculture subit, lui aussi, des pressions qui pour être plus diffuses n’en sont pas moins dommageables. Aussi, Xavier Beulin a jugé que le moment était venu et qu’il était suffisamment grave pour que l’ensemble de l’agriculture puisse s’exprimer dans le cadre d’un forum commun. Et ce d’autant plus qu’il est de notre rôle d’apporter un appui au monde agricole qui doit être libéré de ses contraintes. 

Quels sont les sujets que vous avez mis en avant ?
Nous devons permettre aux organisations économiques qui soutiennent l’agriculture et son environnement de faire leur travail. Côté banques, il nous est imposé des règles prudentielles, certes utiles, mais que je juge excessives. Il nous est demandé, par exemple, de renforcer nos ratios de liquidité en nous imposant des achats de titres liquides, donc le plus souvent d’Etat. Or, ceux-ci viennent remplacer dans nos bilans des crédits à la clientèle. Ce qui pénalise directement le financement de l’économie. Idem du côté assurance. Aujourd’hui, il nous faut 16 euros en fonds propres pour assurer 100 € de garantie climatique. A terme, c’est de 55 € qu’il faudra disposer pour la même garantie. Ce relèvement des contraintes est excessif et se fait au détriment de l’économie…
Il s’agit de règles imposées par Bruxelles, les pouvoirs publics en France sont-ils en mesure d’assouplir ces règles ?Nous nous battons pour que la définition des actifs liquides soit plus large et que les ratios réglementaires qui nous sont imposés ne soient pas déconnectés de la réalité économique. Loin de nous l’idée de fragiliser les banques et les assurances,  mais les règles qui sont exigées sont trop draconiennes. Nous devons trouver un juste milieu entre la sécurité des banques et des assurances et le développement économique. Pour être plus clair, c’est le positionnement du curseur qu’il importe de définir entre le prix à payer à la sécurité du système, et la mise en œuvre de tous les moyens susceptibles de soutenir le dynamisme des entreprises.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
23 000
C'est le nombre d'exploitations produisant des céréales à paille en Nouvelle-Aquitaine.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui