L'Agriculteur Charentais 02 mai 2019 à 09h00 | Par Kévin Brancaleoni

MFR : Moins d'élèves, plus de filières

La fédération des MFR 17 a constaté la baisse des effectifs à la rentrée dernière, en partie liée à la démographie. Les établissements veulent ouvrir de nouveaux diplômes pour renforcer leur attractivité.

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L’assemblée générale s’est déroulée le 11 avril à Pont-l’Abbé-d’Arnoult.
L’assemblée générale s’est déroulée le 11 avril à Pont-l’Abbé-d’Arnoult. - © FD MFR 17

La Charente-Maritime manque-t-elle de jeunes ? Pour les Maisons familiales et rurales du département, la question se pose, au regard des chiffres de l’an passé. « En termes de recrutement, la rentrée 2018 n’est sans doute pas le plus grand cru ! » a convenu Claude Pilet, président de la Fédération des MFR de Charente-Maritime, lors de l’assemblée générale du 11 avril dernier. « Les mêmes efforts sont accomplis chaque année par tous, mais la baisse démographique de la jeunesse est bien réelle au sein de notre département. » Les 8 établissements (auxquels s’ajoute l’annexe d’Aytré) ont ainsi accueilli à la rentrée dernière 867 élèves, contre 953 en 2017 (- 9 %). Une baisse significative qui n’est sans doute pas à imputer aux résultats des établissements, dans la moyenne nationale. Le taux de réussite au diplôme national du brevet a atteint 87 % pour les jeunes de 3ème, celui du bac professionnel 81 % et ceux du CAPa et CAP montent même au-dessus de 91 %.
Pour attirer des effectifs plus nombreux, les MFR cherchent à diversifier leur offre de formations. L’établissement de St-Germain-de-Marencennes proposera donc, à la rentrée prochaine, un nouveau bac professionnel « Conduite et gestion de l’entreprise agricole – Grandes cultures ». L’autorisation a été accordée par le Conseil régional et la DRAAF, qui ont en revanche refusé deux demandes d’ouvertures de la MFR de St-Genis-de-Saintonge, pour des BTS « Développement, animation des territoires ruraux » et « Technico-commercial – option animaux d’élevage et de compagnie ». L’établissement compte néanmoins poursuivre sa diversification et proposer le « Bachelor marketing » (formation continue) et le titre professionnel « Manager d’univers marchands » (formation continue et apprentissage) dès la rentrée prochaine. La MFR de Chevanceaux a de son côté déposé, conjointement avec d’autres établissements de Poitou-Charentes, une demande pour lancer un « D.E. Accompagnement éducatif et social », dossier qui est à ce jour toujours en cours de traitement.

Le rapprochement des deux Charentes « entre parenthèses »

L’assemblée générale a aussi été l’occasion de faire le point sur les projets en cours et à venir, la coopération régionale en tête. De ce côté-là, des difficultés subsistent. La Fédération régionale des MFR Nouvelle-Aquitaine, rapprochement des anciennes structures d’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, « n’est pas encore aboutie », a déploré Claude Pilet. En cause, des divergences sur la ligne politique à suivre. « Un groupe de travail, composé de représentants MFR des territoires qui composent la Nouvelle-Aquitaine, devrait, dans les mois qui viennent, revisiter le but et les objectifs d’une fédération départementale/territoriale, d’une fédération régionale et les feuilles de route qui en découlent », a expliqué le président. Toujours pour les rapprochements, le « projet territorial MFR commun » entre les établissements de Charente et de Charente-Maritime, évoqué dans le rapport d’orientation de l’an passé, a lui aussi du plomb dans l’aile. « Nous avons préféré le mettre entre parenthèses, au regard d’autres préoccupations », a annoncé Claude Pilet. Aucune date n’a été annoncée pour la reprise du projet.

 

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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