L'Agriculteur Charentais 09 janvier 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Enquête : Les étiages - La pluie de 2013 décroche l’année des moyennes

Niveaux des nappes, débits de cours d’eau, tout a été mesuré, noté et analysé. L’année eput être classée… pas en marge des autres années, tant ont été atypiques les conditions météo.

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- © AC

Toujours facile de qualifier une année lorsque sont connus la pluviométrie, l’état des nappes, les débits et les températures et les utilisations de l’eau. Pourtant 2013, sans employer le terme éculé d’année atypique, en fut à bien des égards une année que les hydrogéologues sortent des tendances tant ont été importantes les quantités de pluies au printemps et le peu de sollicitations de l’été. Jusqu’à poser la problématique de la gestion de l’eau à des niveaux «aussi hauts» tant en début de campagne d’irrigation qu’en fin. C’est bien simple : le bilan des précipitations est au-dessus des «normales saisonnières» dès l’hiver 2012-2013. La période d’étiage s’annonçait «bien.» Fin mars, le niveau des nappes souterraines et les débits des cours d’eau étaient au-dessus des normales et les barrages pleins de chez plein. Certes à l’observatoire régional de l’eau, qui dresse le bilan de l’étiage 2013, on semble découvrir que la pluie «influence directement l’état quantitatif des ressources en eau.» Les ressources s’étaient donc bien «reconstituées naturellement» et le climat fut clément. En terme touristique, ce fut un été pourri. Quoique chaud en juillet. «La période d’étiage 2013 constituera une année humide de référence» estime l’ORE. En avril, 7 % des piézomètres sont en dessous de la moyenne interannuelle. In fine, en septembre, c’est 6 %. En septembre, pour les nappes, c’est la meilleure année (c'est-à-dire que les niveaux sont au plus haut) depuis 1993. On n’a vu les arrêtés qu’en juillet alors qu’ils pointent leur nez de restrictions en avril. Peu de bassin furent concernés. Cela n’a pas empêché les arrêts totaux d’irrigation. Bien sûr, il y eût des assec. Moins que d’habitude. Les cours d’eau ont atteint les débits de crise quand même. En septembre sur le Né, par exemple.

Lire la suite du dossier dans notre édition du 10 janvier

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