L'Agriculteur Charentais 28 mai 2015 à 08h00 | Par Alexandre Merlingeas

Congrès Naca : Le négoce cherche à garantir son indépendance future

Avec pour thème « La transmission des entreprises familiales », le congrès a traité du remplacement de la population vieillissante .

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le congrès du Naca a été animé par les Bataclowns qui ont montré la transmission familiale sous un jour quelque peu caustique.
Le congrès du Naca a été animé par les Bataclowns qui ont montré la transmission familiale sous un jour quelque peu caustique. - © VC

Le négoce agricole se trouve confronté à la même problématique que dans le monde agricole en général : le vieillissement de ses dirigeants et la question de la transmission des entreprises avec une augmentation de difficultés à transmettre les structures dans les familles, et peu d’installation hors cadre.Le thème de «La transmission des entreprises familiales» a donc été celui choisi pour ce 31e congrès annuel du Négoce agricole Centre-Atlantique le 22 mai à l’Espace Carat à Angoulême. «Ce thème n’est pas conjoncturel mais structurel, a analysé Jean-Michel Bodin co-président du Naca. Le message est de dire que tout chef d’entreprise doit réfléchir au sens du travail de toute une vie, voir de plusieurs générations. Il doit se demander si la vente au meilleur prix est l’unique façon de transmettre. C’est une grosse réflexion à avoir». Jean-Guy Valette, le directeur, a expliqué que «la dimension financière était fondamentale pour répondre aux attentes du cédant et assurer la sécurité de l’entreprise transmise».

Le juste prix
Pour analyser cette question épineuse et dégager des options ou des ébauches de solutions pour l’avenir, plusieurs intervenants se sont succédés sur la scène de l’Espace Carat lors de cette matinée. Maylis Sposito, ingénieure de recherche au laboratoire de sociologie et d’anthropologie à l’université de Franche-Comté, a tenté de mettre à nu les mécanismes en jeu lors de la transmission des entreprises familiales. «Ils sont basés sur la logique du don, soit l’obligation de donner, recevoir, rendre. La transmission familiale implique une dette incompressible entre les générations», a-t-elle expliqué. Pourtant elle semble désuète selon «la logique méritocratique et l’idéal gestionnaire néo-libéral», a-t-elle ajouté avant d’affirmer que les grandes firmes familiales étaient en moyenne plus performantes.
Lire la suite dans notre édition du 29 mai

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui