L'Agriculteur Charentais 20 septembre 2018 à 11h00 | Par Laurence Guilemin

Yvette Thomas, présidente

La fédération des coops 17 a tenu son assemblée générale, à Lagord, le 10 septembre.

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- © L.G.

«La collecte de la récolte 2016 des 10 coops (Beurlay, Chérac, Courçon, Matha, St Agnant, St Pierre de Juillers, Océalia, Tonnay Boutonne, Terre Atlantique, Loulay) était d’un peu plus de 1 million de tonnes» lance en préambule Denis Riffaud, le directeur de la fédération lors de la présentation du bilan. Cette matinée a été l’occasion d’élire une nouvelle personne à la tête de la structure. Yvette Thomas a été élue. Elle succède à Patrice Gay (président de la coop de Beurlay). Avec cette nouvelle casquette, Yvette Thomas veut «affirmer la représentativité de la fédération et des coops céréalières du département.» Mais pas que cela. Elle parle de «mutualiser les actions communes, de travailler en bonne intelligence entre les différentes coops, quelle que soit la taille, sur des sujets communs. Cela peut être la communication, une meilleure visibilité de l’activité...» Devant la complexité du métier, des marchés, de la société, «il en ressort collectivement un besoin de s’affirmer et de montrer, de façon décomplexée, nos métiers.» Elle donne en exemple tout le travail réalisé en amont dans le cadre de Balade à la ferme, à La Rochelle, l’année dernière. «Nous avons senti un élan coopératif volontaire au sein de la fédération pour travailler sur ce dossier». Elle n’hésite pas à rappeler que
«75 % des céréaliers passent par la coopération» que les coops sont là pour accompagner ses adhérents. Elle ne croit pas à la capacité d’être seul pour résoudre toutes les problématiques. «La coopérative est un modèle de solidarité. On fait des efforts d’anticipation pour demain. Les coops ont ce rôle-là pour aider, informer.» Les coops sont toujours dans la recherche et l’innovation. D’ailleurs la fédération l’a prouvé en invitant Vincent Costes, directeur de Agri Sud Ouest. Il s’agit d’un pôle de compétitivité fédérant des acteurs privés et publics, agissant dans les filières de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des agro-ressources et agro-industries, en région Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Ce pôle travaille sur des sujets d’innovation comme la gestion de l’eau, la diminution des phytos. Le directeur a notamment évoqué Taupin‘Up pour le maïs (taupin) et la vigne (ver de la grappe) avec des solutions de bio-contrôle. Des sujets qui ont fortement intéressé les présidents et les directeurs de coops. D’ailleurs, Yvette Thomas a tiré la sonnette d’alarme sur la présence du datura « qui explose sur le territoire » aussi bien en tournesol, en maïs, en légumes, en vigne. «Il s’agit d’un problème de santé public. Il contient des alcaloïdes ».

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Le chiffre de la semaine
600 000
C'est la surface, en ha, de maïs (toutes variétés confondues) en Nouvelle-Aquitaine. La région cultive environ 30 % du maïs français. La Charente-Maritime est au 3ème rang régional, derrière les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

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