L'Agriculteur Charentais 18 octobre 2018 à 16h00 | Par Pascale Dumont

La journée de la femme rurale célébrée

Lors de la journée mondiale de la femme rurale, le 15 octobre, la commission des agricultrices FNSEA Nouvelle-Aquitaine a organisé une journée d’échanges.

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Une journée d’échanges pour évoquer des pistes d’action.
Une journée d’échanges pour évoquer des pistes d’action. - © AC

Il y a 10 ans, la première journée mondiale de la femme rurale était créée. Mise en place par l’ONU, elle célèbre «le rôle et l’apport décisifs des femmes rurales, notamment autochtones, dans la promotion du développement agricole et rural, l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’élimination de la pauvreté en milieu rural». Si celle-ci se veut avant tout une mise en lumière des problématiques des pays en voie de développement, elle trouve également un écho en France. «Jusqu’en 1988, les agricultrices n’avaient pas de statut réel. Aujourd’hui, des résistances persistent encore, explique Pascale Durudaud, présidente de la commission régionale des agricultrices. C’est pour cette raison que nous avons souhaité organiser cette journée d’échanges et convier nos partenaires pour évoquer ensemble des pistes d’action ». Les invitées, Geneviève Barat, vice-présidente du Conseil régional en charge de la ruralité, Sophie Buffeteau, directrice régionale – déléguée aux droits des femmes et à l’égalité et Pascale Cazin, directrice adjointe de la DRAAF, ont écouté attentivement les témoignages des agricultrices et les projets de la Commission. Cette dernière a évoqué les mesures prises notamment au niveau de l’enseignement agricole pour favoriser l’accès des filles aux filières souvent considérées comme masculines. «L’égalité est une question transversale dans toutes les politiques régionales, a rappelé Geneviève Barat. Nous avons lancé un cluster ruralité en juin dernier. Des projets peuvent être soutenus dans ce cadre». Pour sa part, Sophie Buffeteau a annoncé la récente décision prise par l’ex-ministre de l’Agriculture Stéphane Travert et Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité, de porter la durée minimale d’arrêt maternité des agricultrices à 8 semaines dont deux avant l’accouchement. Elle a également encouragé la commission à monter des projets, des financements européens pouvant être activés pour des actions en faveur de l’égalité. La commission a accueilli avec satisfaction ces propositions qui devraient pouvoir l’aider à mettre en œuvre plusieurs actions.

 

Retrouvez notre page consacrée à la journée de la femme rurale dans notre édition papier du 19 octobre 2018.

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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