L'Agriculteur Charentais 22 octobre 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Vérifications : «Pas d’aides sans contrôles»

Souvent pris comme une brimade, les chiffres viennent démontrer qu’ils ne sont pas aussi nombreux qu’on le dit.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Sur la masse des dossiers d’aides, le pourcentage des contrôles n’est pas si élevé.
Sur la masse des dossiers d’aides, le pourcentage des contrôles n’est pas si élevé. - © Stéphane LEITENBERGER

«Je comprends que l’accumulation de contrôles de différentes administrations de l’Etat sur une exploitation puisse exaspérer.» Bon début pour Béatrice Abollivier, interrogée par nos soins, sur l’utilité et la fréquence des contrôles agricoles et environnementaux. «Mais accepter de percevoir des aides publiques, c’est accepter un contrôle.» Le discours est sans ambages, comme elle a su le marquer durant son passage de préfète. Depuis plusieurs années, elle réunit (18 février, 18 septembre) tout ce que compte d’administrations et de services, dans un groupe mixte de concertation. Le but : expliquer le pourquoi, le comment et coordonner les interventions. Mission remplie estime-t-elle. Non sans raison. «C’est l’application des préconisations du rapport de Frédérique Massat, députée» poursuit la préfète, dans le bilan qu’elle dresse des contrôles et de leur mode opératoire dans le département. Etre pédagogique permet d’être mieux perçu. «Nous étions, ici,  un peu précurseur…  Nous notons des améliorations. Nous évitons l’accumulation. Cela passe mieux. C’est toujours pénalisant d’être contrôlé.»

Lire la suite des propos de la préfète dans notre édition du 23 octobre avec les chiffres des contrôles 2014

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui