L'Agriculteur Charentais 31 août 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Chambres d'agriculture : Comment l'arc atlantique doit-il cibler ses flèches

Faut-il tout confier, des financements de la PAC, aux Régions pour améliorer compétitivité, innovation et orienter les agricultures régionales ?

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Un débat animé autour de l'idée de pilotage par les Régions de la PAC.
Un débat animé autour de l'idée de pilotage par les Régions de la PAC. - © AC

Le noeud gordien était là : faut-il tout miser sur les Régions pour définir, gérer, influencer et influer sur l'agriculture dans les régions ? Au terme du débat du congrès des chambres d'agriculture de l'arc atlantique, jeudi dernier à Rochefort sur Mer, la question n'est pas tranchée. Loin de là. Entre la vision d'Alain Rousset, président de la Région Nouvelle Aquitaine, antijacobin, et Christiane Lambert, présidente nationale, partisane d'une ossature nationale, entre un Hervé Guyomard (INRA) prônant les «solidarités verticales et horizontales» sur des marchés de produits dans une PAC distinguant ce qui est de son ressort ou pas, et un député européen Jean Paul Denanot annonçant de facto une baisse des budgets. Mais ce qui faisait rêver, c'était le «système allemand» que Thorsten Hollmann-Hepsos, de la puissante chambre d'agriculture de Basse Saxe, 1000 personnes, décrivait.
En introduction du débat, Hervé Guyomard, directeur scientifique à l'INRA, replaçait le cadre : budgets contraints, recherche de la multi-performance, pertinence des biens communs, lien avec les politiques publiques, gestion du risque, enjeux de l'alimentation et de la bio-économie. Rien de bien nouveau, même sous le soleil rochefortais. Ce qui titillait les présidents et les directeurs des chambres d'agriculture, c'était plutôt de savoir ce qu'il adviendra dans la nouvelle mouture de la PAC.

Lire le compte rendu du débat de AC3A dans notre édition papier du 1er septembre

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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