L'Agriculteur Charentais 27 septembre 2018 à 09h00 | Par Laurent Ruck - Élodie Tourton

Lutter contre la grosse altise sur colza

Terres Inovia met en garde contre la grosse altise du colza. L'institut donne quelques éléments pour lutter contre ce coléoptère d'automne.

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- © Terres Inovia

La campagne 2017/18 a confirmé des cas de résistance de la grosse altise aux pyréthrinoïdes. Différents mécanismes de résistance peuvent cohabiter au sein d’une même population et la lutte chimique s’est complexifiée. La lutte contre ce coléoptère d’automne sera efficace si elle remet l’agronomie au cœur du système, en soignant l’implantation et en favorisant une croissance dynamique du couvert et en utilisant les insecticides uniquement comme complément.
Un semis tardif ou des précipitations insuffisantes pour assurer la levée n’ont pas permis au colza d’atteindre l’objectif 4 feuilles dans toutes les parcelles avant l’arrivée des grosses altises. Que faire ? 
Grosse altise adulte : il ne faut traiter que si la culture est en péril. Toute décision d’intervention ne se décide que par une observation sur plantes.
Contre les altises adultes, intervenir au seuil de 8 pieds sur 10 avec morsures avant le stade 4 feuilles. Attention, cette fréquence de pieds peut rapidement être atteinte en 24 à 48 H en cas d’arrivée massive du ravageur. Ce seuil indicatif correspond à un risque de perte de pieds important dans les parcelles, en lien avec les attaques pendant la phase de croissance lente des plantes. En cas de levée tardive (après le 01/10), la phase de croissance lente du colza dure plus longtemps et le seuil sur adulte peut être abaissé à 3 pieds sur 10 avec morsures.
Intervenir de préférence en soirée ou en début de nuit (l’adulte est plus actif en début de nuit).
Si une intervention est nécessaire contre les adultes, privilégier le phosmet (BORAVI WG 1.0 kg/ha – à incorporer dans une eau acide). Le boravi est utilisable 2 fois de suite. Si le phosmet n’est pas disponible, utiliser un produit type DASKOR 440® (association chlorpyriphos méthyl et cypermethrine) pour réduire la pression de sélection sur les pyréthrinoïdes.

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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