L'Agriculteur Charentais 29 mars 2013 à 12h48 | Par Vie charentaise

TERRA LACTA - Utiles précisions...

Le rapprochement avec Bongrain, dans le détail.

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- © Vie charentaise

Comme il était signalé dans notre dernière édition, les dirigeants de terra Lacta ont présenté le 20 mars dernier le plan de réorganisation de l’entreprise au Comité Central d’Entreprise. Le président Alain Lebret a écrit le même jour aux producteurs pour préciser un certain nombre de points du projet.

Bongrain

Le rapprochement avec le groupe privé Bongrain reste la tête de pont du projet. Comme prévu, il y aura donc constitution d’une filiale commune en Poitou-Charentes (49 % Terra Lacta et 51 % Bongrain) autour du fromage de chèvre et des spécialités fromages de vache. Les usines de Saint- Loup, Saint Michel en l’Herm et Caussade seront rattachées à cette filiale, ainsi que les participations de Terra Lacta dans Poitou-chèvre et Lactéos- Caprinos. Les usines de Surgères, Champdeniers, Claix et Saint-Saviol seront directement reliées aux filiales de la CLE (Compagnie Laitière Européenne) en fonction de leurs spécialités et Terra Lacta recevra du capital delà CLE en correspondance de ces apports. L’ensemble du lait de la zone Charentes-Poitou (hors Auvergne) transitera donc par la CLE qui redistribuera aux filiales. «Un contrat de lait de vache et de chèvre sera conclu, garantissant volume et prix sur une première durée de 20 ans ».

Bougon

«Ce site de petite capacité n’a pas de solution immédiate, mais nous travaillons sur la possibilité d’y installer un artisan fromager qui pourrait de ce fait continuer la fabrication du Bougon boîte qui sera vendu dans notre société commune Poitou-Charentes» dit le communiqué. Le Mottin et le Platane, qui sont actuellement fabriqués à Bougon (79) seront transférés à St Saviol (86).

Lait UHT

Afin de concentrer l’offre et de gérer collectivement la logistique très importante en lait UHT, confirmation de l’adhésion à Orlait, filiale de Candia, et premier opérateur en France. Il s’agit d’une «union commerciale et logistique», chacun restant propriétaire de ses usines. Dans cette logique, les site de Theix et Auzances seraient conservés. L’usine de Mareuil fermerait à l’horizon mi 2014 et le lait sera utilisé sur Surgères «qui aura besoin de davantage de lait AOC et le valorisera mieux». Le site de Quintin, qui fait du jus de fruits et du lait UHT «est à vendre à terme». A travers cette restructuration, «ce sont 280 millions de litres qui seront produits, au lieu de 370 millions aujourd’hui , dans des usines mieux remplies, ce qui réduira d’autant notre risque et améliorera nettement notre performance». Coopal aura un contrat d’approvisionnement des usines de l’Auvergne et, comme c’est le cas aujourd’hui, un complément de lait viendra du Limousin via la CLE.

Les Fayes (Limoges)

La production de lait UHT est stoppée depuis juin 2012. C’est un outil consacré aux produits régionaux à la marque «Les Fayes» et à la production de crème et fromage pour l’industrie. «Nous conserverons cet outil et sommes en discussion avec des acteurs locaux qui pourraient nous rejoindre pour le développer sur le marché local».

SICA de distribution

La Sica dispose actuellement de trois dépôts et livre dans la grande région les collectivités (cantines, maisons de retraite, armée…) les restaurants et le petit commerce détaillant. «Les marges réalisées avec les collectivités sont très insuffisantes et ne permettent pas une rémunération correcte de l’activité». Terra Lacta a donc pris deux décisions pour rentabiliser ce secteur : le recentrage sur un seul dépôt, à Surgères, à partir d’avril 2014 sur une nouvelle plateforme ; l’arrêt des ventes les plus pénalisantes (collectivités) et la concentration de l’activité sur les ventes procurant les meilleures marges.

Siège du groupe (Surgères)

C’est sans doute sur ce site, qui abrite les services administratifs et commerciaux que les réductions de personnel risquent d’être les plus importantes. Les besoins en personnel sont largement inférieurs du fait de la filiation des activités avec Bongrain et dans le lait UHT. Coopération

Dans le communiqué, Alain Lebret rappelle que les producteurs restent adhérents de la coopérative Terra Lacta «avec le même contrat de 5 ans renouvelable». «En maintenant nos participations financières et en participant à la gestion de toutes les filiales de transformation, nous restons acteurs et de ce fait garants de notre avenir à long terme. Nous avons aussi l’avantage d’un gestion collective Terra Lacta de nos droits à produire et de bénéficier à fond de la mutualisation que nous pouvons faire entre nous».

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