L'Agriculteur Charentais 19 décembre 2013 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Sébastien Fumeron - Bientôt une charte

Président de Paniers de nos campagnes

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- © Chambre d'agriculture

Le gain est-il réel dans la vente de proximité ?
Ce n’était pas un point fort dans le département de vendre autour de nous. L’épaulement vient aujourd’hui. Y compris dans l’installation. Et les nombreuses règles s’apprennent en marchant… C’est un autre métier. Il y a une logique de valorisation de nos produits et un contact avec le consommateur. Cette valorisation induite par nos magasins n’aurait jamais existé sans eux. Les emplois créés non plus. 

Mais quelle est la différence avec un marché ?
Nous l’avons fait en son temps et en tout temps. Nous n’avions pas la reconnaissance entre producteurs et revendeurs. Nous n’arrivons pas à nous démarquer. Les magasins permettent de dire que nous sommes producteurs, pour vendre nos produits, à tour de rôle. Nous sommes en train d’imaginer un label, une estampille pour mieux nous repérer. Nous allons faire une charte départementale avec l’aide de la Chambre d’agriculture : produit ici, produits frais, moins de 100 kms. Cette recherche du producteur que les consommateurs veulent n’est pas si évidente que ne le dit. Nous avons établi une confiance dans nos magasins, car nous avons fait voir nos fermes via un film ou des portes ouvertes, mais aussi par la qualité de nos produits. 

La démarche collective a un effet multiplicateur ou la multiplication des difficultés ?
On s’épaule les uns et les autres. Entre le petit chiffre d’affaires d’une petite production et le plus important chiffre d’affaires d’une production phare, on a besoin des deux. La production phare a besoin d’un panel pour avoir une gamme pour attirer les clients. Nous calculons aussi ensuite au prorata des permanences et des chiffres d’affaires. C’est une juste égalité et aussi une aventure humaine, dans un même but : valoriser le produit et renouer le dialogue avec les consommateurs-clients. 

Est-ce juste créé pour les urbains ?
C’est une attente des urbains, mais La Rochelle reste rurale malgré tout. Nous sommes dans les villes car c’est là qu’il y a le plus de regroupement de personnes. Les ruraux se déplacent sur nos fermes et beaucoup travaillent à la ville. Ce sont des clients fidèles et de plus en plus nombreux. Sur le premier magasin de la Rochelle, certains exploitants étaient en difficultés. Aujourd’hui, ils ont employé des personnes. Sur le magasin de Surgères, nous avons accompagné des exploitations nouvelles installées et elles aussi embauchent et s’agrandissent. Les circuits courts ont démontré leurs possibilités économiques. Il y a une réelle économie. 

Comment regardez-vous les marchés de Noël ?
Il y a de tout, mais trop. La multiplication n’est peut-être pas rentable. Peut-être vaudrait-il mieux un beau, que plein qui vivotent. Nos circuits courts ont des cartes à jouer dans les collectivités et les restaurants autant que dans les paniers des ménagères.

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