L'Agriculteur Charentais 03 avril 2014 à 10h53 | Par Elisabeth Hersand

SANTÉ - Bâtiments chevrettes : ventiler, mais pas trop…

Même si cela peut paraître du b.a-ba, bien concevoir son bâtiment est primordial pour la santé des chèvres, et surtout celle des chevrettes.

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Les aménagements pour les chevrettes doivent être précis pour éviter toute pathologie pulmonaire.
Les aménagements pour les chevrettes doivent être précis pour éviter toute pathologie pulmonaire. - © VR

À la sortie de l’hiver, les cas de pathologies pulmonaires dans les élevages caprins ne sont pas rares. En janvier et février 2013, de très nombreux élevages de la région avaient subi une mortalité plus importante que d’habitude, surtout chez les chevrettes. François Bressiat, technicien chez Eurial a donc décidé depuis de redire aux éleveurs les règles de base : une surface restreinte aboutit à une humidité de la litière, qui provoque des problèmes sanitaires type coccidiose ou pasteurelles ; et une faible longueur d’auge induit un phénomène de compétition être chevrette, qui au final influencer le poids au sevrage, à la saillie ou à l’insémination artificielle. Dans le détail et côté températures, la première des règles est de miser sur une toiture bien isolée, et se souvenir qu’il faut toujours mieux une ambiance et sèche qu’un milieu chaud et confiné. La luminosité doit également faire l’objet d’une attention particulière. Pour un éclairage naturel, prévoir 5 de la surface au sol, et pour un éclairage artificiel, prévoir un double néon de 2x54w/2 travées minimum. Pour le déssaisonnement, prévoir au moins 5w/m2. Enfin, autre élément, particulièrement, t important, et qui est à mettre en relation avec les températures : la ventilation. Le technicien de Eurial précise que la ventilation statique est à privilégiée, et que trois mesures sont importantes à contrôler : le volume d’air par chèvre, la vitesse de l’air, mais aussi le renouvellement de l’air par chèvre. Avant leur sevrage, les chevrettes ont besoin de 3 à 4 m3 d’air chacune, puis 5 à 6 m3 lorsqu’elles ont 7 mois. «Au delà du principe de thermorégulation (mécanisme permettant à l’animal de maintenir une température corporelle constante), il faut savoir que l’animal cédant de la chaleur à son environnement, la température qu’il ressent dépend de la quantité totale de calories perdues » explique François Bressiat. «Le pelage, qui est un très bon isolant, limitant ces pertes, les baisses de température augmentent dès que le poil perd son pouvoir isolant, sous l’effet de l’humidité, mais aussi des courants d’air».

Lire la suite du carnet d'élevages dans notre édition du 4 avril

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