L'Agriculteur Charentais 03 septembre 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Rural : 13 % de précaires

Le seuil de pauvreté sert d’indice. Et la campagne est naturellement moins bien lotie que la ville en Poitou-Charentes.

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Le chiffre semble impressionnant : 233 000 picto-charentais vivent sous le seuil de pauvreté (11 900 € annuel). La région est en dessous de la moyenne nationale. «Parmi ceux-là, un sur deux touche moins de 9 200€ par an» indique le statisticien de l’Insee, Frédéric Bertaux. Dans la moyenne régionale, la Charente-Maritime ne faillit pas à cette règle économique. Mais ce sont les communes «hors pôles urbains» qui affichent le plus de précaire. Dans cette étude, parue cet été : «en Poitou Charentes, dans les communes les plus isolées, près d’une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Dans l’espace urbain, c’est une personne sur dix.» Il faut ne faut résumer cela qu’à une question de revenus : «un niveau de vie faible s’accompagne souvent de conditions précaires, d’un accès à l’emploi restreint ou d’un faible niveau d’éducation, autant de facteurs qui renforcent les fragilités des populations et des territoires» ajoute Nicolas Boudrot, son collègue. «Dans les territoires ruraux, la précarité renvoie aussi à des problématiques qui dépassent largement le cadre de la pauvreté monétaire.» Ils ont analysé 72 bassins de vie ruraux.

Lire la suite dans notre édition du 4 septembre

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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