L'Agriculteur Charentais 29 mars 2013 à 11h07 | Par FNSEA Poitou-Charentes

POINT DE VUE - Inquiétude et colère exprimée à la FNPL

Christophe LIMOGES, président de la section laitière régionale met en avant la nécessité de renforcer la filière et le rôle des producteurs.

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Lors de l’Assemblée Générale de la FNPL il est intervenu pour porter la voix des producteurs de Poitou Charentes.
Il a tout d’abord fait état de la très grande inquiétude sur le devenir de l’élevage dans la région et par ricochet le devenir du bassin laitier «la crise actuelle n’est pas dû à un effondrement du prix du lait mais à un effondrement de la marge» et de prédire que «à ce rythme-là, la marge qui va rester aux éleveurs sera inférieure à celle de 2009 !». Il a ainsi insisté sur la nécessité de l’application de l’indicateur de charges, le rééquilibrage du rapport de force avec les GMS par la révision de la LME mais aussi la restructuration des outils industriels. Le contexte local a ensuite guidé l’intervention du responsable qui a fait état du sentiment de colère qui s’est renforcé à cause de la situation de certaines coopératives. Pour Christophe Limoges, le constat est amer «30 années de quotas ont endormi notre coopération». Et pourtant «Notre organisation syndicale n’a eu de cesse d’alerter les sociétaires et les Pouvoirs Publics et de tirer la sonnette d’alarme». Pour autant, reconnaît-il, «il ne faut pas en rester là … il faut que le syndicalisme accompagne les sociétaires des coopératives dans la reconquête de leurs outils» et de citer quelques leviers d’actions : les aider à exiger la formalisation des relations contractuelles dans leur coopérative, donner de l’information, rendre accessible les données à tous les sociétaires, encourager la formation des administrateurs, donner envie à des jeunes de s’investir dans l’administration de leur coopérative, organiser des temps d’échange plus fréquent entre les sociétaires et leurs administrateurs. D’une façon générale, pour le responsable syndical «le syndicalisme doit réaffirmer son rôle dans l’organisation de la filière». Laquelle filière se voit effectivement chamboulée avec une interprofession qui doit redéfinir ses contours, des organisations de producteurs qui voient le jour… «l’interprofession ne pouvant plus être le gendarme sur le prix du lait c’est au syndicalisme que doit revenir ce rôle». En ce qui concerne les OP, la question se pose de savoir quelle sera la structure pertinente pour assurer les échanges entre les OP, avec la coopération et les entreprises privées. «Ce qui est sûr, c’est que les outils existent, qu’il faudra faire cohabiter tout le monde et ce sera au syndicalisme d’orienter le débat !»

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