L'Agriculteur Charentais 27 août 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Parc marin de l’estuaire : La mer, le long des golfes clairs intéresse les agriculteurs

Maintenant créé, il faudra le gouverner. Les agriculteurs des estuaires se posent quelques questions sur leur place et leur prise en compte.

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- © AC

L’annonce avait été faite en avril dernier : la création du parc marin de l’Estuaire de la Gironde par la ministre elle-même. Fut un temps où l’on rivalisait d’imagination pour décider du lieu du parc marin, puis de son président. Il fut même l’objet de quatre prétendants parmi les Républicains et deux chez les socialistes. Politique le parc marin ? L’ignorer serait une erreur. Mais outre qu’il est le septième du nom en France, qu’il couvre 6 500 km2 d’espace marin sur la façade atlantique, il dépasse «largement» les limites de l’estuaire girondin pour englober les autres estuaires du Payré, du Lay, de la Sèvre niortaise, de la Charente, de la Seudre et les pertuis charentais de la Vendée à la Gironde. C’est dire que la Charente-Maritime est «pile» dans le parc, «le plus grand parc naturel marin de métropole.» En somme, il va du golfe de Gascogne à l’embouchure du Payré en Vendée jusqu’à la pointe de Négade au Sud. Cela, c’est pour la surface, mais il va aussi en profondeur jusqu’à 50 m et inclut naturellement les sites Natura 2000 déjà existants. Si d’aucuns se réjouissent du fait, d’autres sur les terres regardent cela avec circonspection et s’étonnent de ne pas se voir associer à la future gouvernance du parc. Philippe Plisson, le député de Gironde, déjà président du SAGE Gironde, qui fut signé avec tambours et trompettes par le prédécesseur de Ségolène Royal, est élu depuis la mi-juillet président du parc. «Un Girondin pour un parc essentiellement Charentais Maritime…»

Lire la suite dans notre édition du 28 août

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Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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