L'Agriculteur Charentais 29 mars 2018 à 10h00 | Par Daniel Colin

Contrôler pour maintenir son bon état de fonctionnement

Le pulvérisateur est un appareil de précision dans lequel passe beaucoup d’argent. Le contrôle est un moment privilégié pour détecter les dysfonctionnements.

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Si les fuites ne doivent pas exister, il faut aussi bien choisir et entretenir les buses qui doivent être bien réglées.
Si les fuites ne doivent pas exister, il faut aussi bien choisir et entretenir les buses qui doivent être bien réglées. - © DC

Les fuites sur un pulvérisateur ne devraient pas exister. Il faut être intransigeant, il faut que cela soit tout de suite réparé. Elles sont sources de pollution et de gaspillage de produit et de mauvaise image. Leur origine, mis à part le vieillissement est souvent lié à une mise hors gel mal faite. L’incorporation du liquide d’hivernage doit se faire par l’incorporateur en faisant fonctionner le rinçage du bac et le rince-bidon. Ensuite, il faut manœuvrer toutes les vannes de rinçage, et toutes les vannes de tronçons pour que les circuits de retour soient protégés. La mise hors gel avec de la solution azotée peut fragiliser certains organes (portes jets, …) et est très corrosif. Ensuite au printemps, à la mise en route plusieurs rinçages sont souvent nécessaires pour éviter le bouchage des buses.

Souffler les buses sans gratter


Lors des contrôles des pulvérisateurs, l’état des buses est souvent correct. La détérioration la plus spectaculaire est liée au nettoyage avec une aiguille des buses bouchées par un petit grain de sable très difficile à extraire. Donc il faut se contenter d’une soufflette ou d’une brosse synthétique. Pour les buses à injection d’air (anti-dérive) le débit peut être augmenté par des problèmes d’encrassement du trou d’entrée d’air. Un nettoyage avec un produit dégraissant suffit pour redescendre le débit dans les normes. Ces buses sont obligatoires sur les parcelles en bordure de cours d’eau concernées par les bandes enherbées (ZNT) et aussi  pour utiliser les herbicides «Defi» et «Daïko».
Les pressions d’utilisation ne sont pas toujours adaptées aux buses utilisées. Les buses à fente standard s’utilisent de 1,8 à 2,5 bars maxi et les buses à fente «basse-pression» permettent de descendre à 1,5 bars. Les buses à «dérive-limitée» (buse à fente avec une pastille de calibrage) s’utilisent entre 2 et 3 bars. Elles restent un bon compromis en divisant par deux la quantité d’embruns émis par une buse fente standards. Mais elles ne sont pas homologuées pour les parcelles concernées par des ZNT (Zones Non Traitées). Les buses à injection d’air (anti-dérive) doivent être utilisées avec de la pression pour conserver un nombre de gouttes suffisant  surtout à faible volume par hectare.

Régler la pression


Les injections d’air d’ancienne génération (Albuz AVI, Nozal ARX RRX, Teejet AI, Hardi Injet …) demande une pression de 4,5 à 6 bars pour pulvériser correctement. La pression d’homologation pour les ZNT est comprise entre 3 et 5 bars selon les modèles. Les buses à injection d’air dite basse pression (Albuz CVI, Lechler IDK, Nozal ADX, Hardi Minidrift, Teejet Aixr, …) sont homologuées pour la plupart entre 1 et 2 bars pour les parcelles concernées par les ZNT, sinon elles peuvent s’utiliser à 3-4 bars pour améliorer la finesse des gouttes. Mais la pulvérisation sera plus sensible au vent. Avec des produits de contact sur des cibles étroites, ces buses injection d’air demandent au moins 150 litres d’eau par ha pour obtenir suffisamment de gouttes pour couvrir correctement les cibles à traiter. .

Un pulvérisateur bien étalonné


Le respect de la dose hectare est directement lié à l’étalonnage de la machine. Pour les appareils basiques, il est plus précis d’étalonner l’appareil en mesurant le débit (en litre par mn) de quelques buses que de se fier au manomètre. Le calcul se fait avec la formule suivante =
(dose/ha X vitesse X 0,5)/600
Pour les appareils à débit proportionnel à la vitesse d’avancement c’est la précision d’étalonnage des capteurs de vitesse, de débit (ou de pression) qui permettra de respecter la consigne du volume par hectare. Si les capteurs sont parfaitement étalonnés et si le dosage ne correspond pas, il faut alors vérifier la jauge et/ou la programmation au niveau de la console de commande (largeur des tronçons, largeur rampe, nombre de buses, etc…)
Pour les pulvérisateurs à jets portés utilisés en arboriculture, le bon état des buses ne suffit pas pour obtenir une bonne répartition de la bouillie dans la végétation. Un panachage de différents débits de buse est souvent nécessaire pour avoir assez de bouillie sur la partie haute de la haie. Cette répartition se vérifie soit avec des papiers hydro-sensibles placés dans la haie ou avec un banc de répartition vertical.

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