L'Agriculteur Charentais 16 avril 2020 à 14h00 | Par Kévin Brancaleoni

Le tourisme vert impacté

Les gîtes et fermes pédagogiques subissent de plein fouet le confinement. Exemple à Marsilly.

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Photo d'archives.
Photo d'archives. - © AC

Si la production agricole est impactée par le coronavirus, le tourisme vert, lui, est carrément à l’arrêt. À Marsilly, Laurette Durivaud, éleveuse d’autruches, accueille d’ordinaire au printemps des visites de groupes scolaires ou de touristes ; mais, confinement oblige, toutes les réservations pour les deux mois à venir ont été annulées. « D’habitude, on reçoit des camping-cars dès qu’il fait beau, mais là… » Elle espère que le confinement sera levé pour les ponts de mai, afin de pouvoir accueillir des visiteurs et relancer cette activité essentielle pour le bon fonctionnement de son exploitation. « La partie tourisme, visites à la ferme, accueil-vente, fait vivre une personne sur la ferme, ainsi qu’une vendeuse. » Celle-ci, embauchée début mars, a été placée en chômage partiel ; la boutique est toujours ouverte quelques heures par semaine, mais les clients sont rares. « Les gens vont à l’essentiel », estime Laurette Durivaud. « Ils se rabattent sur les pâtes, les légumes, le poulet » plutôt que sur une viande d’autruche « un peu plus festive ».
Mais le travail continue. Des colis de viande ont été expédiés grâce à la plateforme lepanierlocal.fr lancée l’an dernier sur le secteur de La Rochelle. « Ils viennent de me prendre une vingtaine de commandes, donc j’ai fait abattre un animal. » Laurette Durivaud est aussi davantage présente sur les magasins de producteurs de La Rochelle et Ferrières, où le manque de main-d’œuvre se fait parfois sentir. Sur l’exploitation, la partie grandes cultures fonctionne encore, et la baisse de travail sur la partie ouverte au public permet de réaliser des aménagements, de pratiquer des essais sur cet élevage un peu expérimental où la reproduction, par exemple, est naturelle, faute de possibilités pour l’insémination. Par ailleurs, Laurette Durivaud espère que cette crise permettra de valoriser le travail des producteurs auprès des habitants du secteur : « les gens vont revenir aux produits locaux, ce sera bénéfique pour nous ».

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