L'Agriculteur Charentais 05 avril 2013 à 14h56 | Par Réussir

LA FILIERE AGRICOLE ET ALIMENTAIRE - « Un atout formidable », selon Louis Gallois

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Hervé GARNIER, REUSSIR

Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, auteur du rapport sur la compétitivité, a exposé sa vision de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Son tableau de la situation, avec les plus et les moins, a été l’un des moments forts du congrès de la FNSEA. Son diagnostic est sans appel : « La France a l’espace, le climat, les femmes et les hommes, l’expérience et une marque très forte. C’est la première filière industrielle française avec une balance commerciale excédentaire et une forte implication de la recherche publique. » En revanche « La production française ne se différencie pas assez.
Les marges sont insuffisantes. L’agroalimentaire est éclatée. Il y a peu de grandes entreprises. Les entreprises de la grande distribution sont trop nombreuses et se livrent à une concurrence acharnée. L’investissement pour améliorer la productivité est trop faible. Le différentiel de coût de travail avec l’Allemagne en faveur de cette dernière est de 5 €/heure pour les emplois saisonniers ». Face à cette situation, Louis Gallois propose : « d’endiguer la marée réglementaire. Le principe de précaution est un bon principe lorsqu’il ne dépasse pas les bornes et il les dépasse largement. Nous courrons le risque du déclin. Il faut chercher des partenariats avec la grande distribution, soutenir l’innovation et la formation, assurer le financement des outils professionnels… ». Louis Gallois a, enfin, reconnu qu’il n’avait « pas reçu la FNSEA lors de l’élaboration de son rapport. Je veillerai à ce que l’agriculture ne soit pas oubliée » a-t-il promis. Autant de propos qui venait renforcer les paroles de Christiane Lambert, la vice-présidente de la FNSEA : « Le carnet de commande de l’Agriculture est plein à long terme. L’agriculture c’est davantage une solution qu’un problème. La France a un potentiel considérable. Mais les talents ne peuvent pas s’exprimer du fait des lourdeurs, des impôts, des délais… »

Louis Gallois

Le Commissaire général à l’investissement a dénoncé les différentes réglementations environnementales « qui sont plutôt un facteur de blocage plutôt qu’un facteur de progrès » ainsi que « la surtranscription en France des directives européennes ».

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
10 420
C'est le nombre d'hectares vendus par la Safer en 2018, à l'occasion de 6052 ventes, pour une valeur de 428M€. Le marché du foncier rural a progressé de 12%. Le marché des terres viticoles est particulièrement dynamique.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 19 unes régionales aujourd'hui