L'Agriculteur Charentais 07 décembre 2018 à 10h00 | Par Anne Frintz

Grâce à la kinésiologie, il n’y a plus de quoi devenir chèvre !

Mi-décembre et début janvier, Angélique Roué, conseillère caprins lait à la CA 17-79, proposera une formation à la kinésiologie animale pour les éleveurs déjà initiés, en priorité.

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Initiation à la kinésiologie animale en mai 2018, à l’EARL Berneau, à Chauray : les éleveurs participants s’entraînaient au « test musculaire ».
Initiation à la kinésiologie animale en mai 2018, à l’EARL Berneau, à Chauray : les éleveurs participants s’entraînaient au « test musculaire ». - © Agri79

«La kinésiologie est une technique de libération des stress. Le but est que l’animal soit bien dans sa peau - pour être productif, bien sûr. On travaille sur l’émotion et l’énergie de l’animal. S’il y a des conséquences physiques, physiologiques heureuses, tant mieux. La kinésiologie est d’ailleurs aussi un accompagnement du soin», pose Angeline Bouteloup, kinésiologue et formatrice, basée à Saint-Mard, près de Surgères. Par exemple, une vertèbre déplacée et remise en place par un ostéopathe peut se re-déplacer si l’animal est stressé. La kinésiologie doit permettre d’évacuer le stress : à la fin de la séance, ce qui était stressant pour l’animal ne doit plus l’être. L’animal devrait donc adopter des postures qui lui sont bénéfiques. Bye, bye, les nerfs coincés !
Angeline Bouteloup est intervenue en mai 2018, à l’EARL Berneau, à Chauray, auprès d’une douzaine d’éleveurs de chèvres, lors de deux jours d’initiation à la kinésiologie, organisés par Angélique Roué, conseillère caprins lait à la chambre d’agriculture de Charente-Maritime et Deux-Sèvres. Le recours à la kinésiologie animale est particulièrement approprié en élevage caprin pour enrayer une baisse de la productivité, des comportements indésirables (agressivité, isolement, crainte), de l’infertilité, une mauvaise immunité, une fatigue, un mal de dos.

Identifier le stress ou les stress

La kinésiologie animale passe par le toucher. Le spécialiste ou l’éleveur procède à une série de «tests musculaires» pour identifier le stress ou les stress qui perturbent l’animal. Il «questionne» l’animal. Si le muscle se relâche sous la pression légère du kinésiologue ou de l’éleveur initié, c’est qu’il a touché un point sensible. Cette technique était utilisée à la base pour les humains, puis pour les chats, les chiens, les chevaux. Aujourd’hui tous les animaux de la ferme peuvent être testés et «rééquilibrés». «On pose une main sur le front, une sous l’occiput (derrière la tête, NDLR), là où le sang pulse, pour soulager l’animal de ce qui lui pose problème», illustre Angeline Bouteloup, qui n’exclut pas les changements à apporter au niveau de l’élevage : un accès à l’eau potable facilité, par exemple.
Cédric Subtil, éleveur de chèvres à Borcq-sur-Airvault, est initié à la kinésiologie mais il ne pratique pas encore seul, chez lui, par manque de temps, dit-il. C’est lors d’une formation sur son exploitation qu’il a pu constater les effets positifs de cette technique. «J’avais un bouc plus petit, plus sauvage que les autres. Dans les jours qui ont suivi la séance de kinésiologie, il est revenu dans le lot, il s’est intégré, il est allé manger avec les autres, il a été moins à part, moins peureux», raconte-t-il. Chez l’une de ses consœurs, le problème - insoupçonné - de ses chèvres, poursuit Cédric, était une litière, trop humide, «imbibée», suite aux pluies printanières. L’éleveuse ne s’en était pas rendu compte tout de suite. C’est la mollesse d’une de ses chèvres, alors qu’elle la «questionnait» sur le thème de l’«eau», qui l’a mise sur la voie.

 

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37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

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