L'Agriculteur Charentais 02 octobre 2019 à 11h00 | Par Laurence Guilemin

Flavescence dorée : La prospection collective, c’est l’avenir

Les viticulteurs bio se sont mobilisés une journée pour prospecter les vignes des deux Charentes dans le cadre de la lutte contre la flavescence dorée.

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Journée de prospection collective, jeudi 5 septembre, chez Eric Berthonnaud, à Germignac.
Journée de prospection collective, jeudi 5 septembre, chez Eric Berthonnaud, à Germignac. - © AC

La journée du jeudi 5 septembre a été retenue par Vitibio pour prospecter les vignes afin de lutter contre la flavescence dorée, quelques jours avant les vendanges. Sur les deux Charentes, sept groupes ont été constitués, pour 321,5 ha prospectés. 57 prospecteurs ont répondu favorablement. Preuve en est que la mobilisation ne faiblit pas d’année en année et que chacun est prêt à donner de son temps pour aller prospecter les vignes des collègues, même au bout de la 9ème année. Une entraide qui ne surprend nullement Pascal Rousteau, président de Vitibio. « À plusieurs, on va plus vite. De plus, c’est l’occasion d’échanger entre nous, sur l’année écoulée, la vendange à venir. Nous prospectons chaque année et sur tous les rangs. Si par le passé, on a pu voir des foyers, on discute sur l’évolution, pour comprendre ce que le viticulteur a fait. »
Lors de cette prospection, des conseillers et des animateurs flavescence dorée  des Chambres d’agriculture 16-17, Daniel Pasquier de Vini-Vitis Bio, Marc Gourgues de la société Huré Agri Consult, Paul Armel Salaun de la Frab les ont accompagnés tout au long de la journée.
Dès 8 h, chacun était devant un rang de vigne. « On a d’abord une vue d’ensemble puis on regarde à droite et à gauche », explique Manon Catania, conseillère viticole à la Chambre d’agriculture 17. Trois « symptômes-clés » permettent de reconnaitre la flavescence dorée : les feuilles jaunissent et s’enroulent, certains rameaux restent verts, certaines grappes se déssèchent ou les baies flétrissent.

Le nombre de ceps douteux en diminution

« Si l’on a un doute, on met du ruban de balisage  sur le cep douteux et sur le rang, afin de bien identifier le lieu », poursuit-elle. La Fredon est ensuite informée. Elle réalisera des prélèvements sur feuille, analysera et enverra les résultats au viticulteur. « Nous sommes dans le schéma classique de la lutte, à savoir prospection, marquage, analyse et éventuellement arrachage suivant les résultats », précise Michel Girard, conseiller viticole à la Chambre d’agriculture 17. Le président note qu’au fil des ans, lors de la prospection, le nombre de ceps douteux diminue « mais on ne sait pas s’il s’agit de flavescence dorée ou de bois noir. Cette année, avec la sécheresse, les carences potassiques sont parties plus vite que d’habitude. Les symptômes étaient moins faciles à voir. D’où l’intérêt de prospecter à pied. »
Les fiches de prospections ont été retournées avant le 1er octobre, même s’il n’y avait rien à signaler « et même si la prospection a été réalisée individuellement », indique Manon Catania.

 

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