L'Agriculteur Charentais 15 mars 2013 à 14h14 | Par Elisabeth HERSAND

Filière équine - Vers plus de professionnalisation

85 % des chevaux sont produits par des professionnels dont ce n’est pas l’activité principale.

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La filière Picto-Charentaise est encore peu professionnalisée
La filière Picto-Charentaise est encore peu professionnalisée - © A-C
À l’initiative de l’institut Français du cheval et de l’équitation (IFCE), une étude prospective de la filière équine à l’horizon 2030 a été menée. «C’est une filière qui compte de fortes ruptures. D’un côté, nous avons une croissance importante du nombre des licenciés, et dans le même temps, un arrêt de l’étalonnage, une réglementation Européenne durcie. Sur le terrain, on constate qu’actuellement 85 % des chevaux sont produits par des gens dont ce n’est pas l’activité principale» lance Florence Méa, responsable de la filière et de l’animation des territoires, au sein de l’IFCE. Un défaut de professionnalisation qui inquiète les responsables de la filière. Localement, Xavier Guibert, responsable IFCE pour la région Limousin Poitou-Charentes, reconnaît l’intérêt de la filière. «Nous avons de bons noyaux d’élevage, autour notamment des Poitevins mulassiers et des baudets du Poitou. Un autre point fort est aussi le nombre de cavaliers : nous sommes la 3e région de France en nombre de cavaliers par rapport au nombre d’habitants. C’est aussi le 1er sport pratiqué par les femmes». En moins de 10 ans, le nombre de pratiquants a progressé de 58 % dans la région, pour atteindre aujourd’hui le nombre de 25 000 licenciés. Comme à l’échelon national, la filière reste pourtant peu structurée. Les éleveurs ont également souvent une autre activité, parfois agricole : un éleveur bovin élève quelques chevaux, par passion. «Il n’est pas rare non plus que des particuliers élèvent un ou deux animaux, après que leur enfant se soit pris de passion pour l’équitation ». Pour «faire réagir» la profession, ainsi que les collectives, l’IFCE est venue présenter, à Poitiers à ces différents opérateurs, quatre scénarios d’évolution de la filière, suite à son étude prospective. «Si on va vers un cheval dans le marché des loisirs, porté par une grande diversité d’entreprises, les effectifs devraient progresser, ainsi que l’emploi qui y est lié. Second scénario : un cheval des élites, avec des usagers restreints : dans ce cas, les effectifs sont à la baisse, ainsi que les emplois. Troisième scénario : le cheval citoyen, dans l’action publique et collective. Dans ce cas, on prévoit une légère hausse des effectifs comme de l’emploi. Enfin, dernier scénario : le cheval compagnon, est le pire des scénarios, avec une nette baisse des effectifs comme de l’emploi.» Des scénarios qui ont notamment fait réagir Philippe De Guénin. Le directeur régional de l’alimentation, l’agriculture et la forêt, qui connaît particulièrement bien la filière équine pour avoir dirigé l’IFCE, a redit l’importance de rechercher un meilleur équilibre économique pour l’ensemble de la filière, ainsi qu’une meilleure organisation de la filière, qui doit viser plus de professionnalisme.

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600 000
C'est la surface, en ha, de maïs (toutes variétés confondues) en Nouvelle-Aquitaine. La région cultive environ 30 % du maïs français. La Charente-Maritime est au 3ème rang régional, derrière les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

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