L'Agriculteur Charentais 10 avril 2014 à 10h42 | Par CP

Economie - La collecte pourrait se stabiliser en 2014

La filière caprine vient de vivre quatre années de crise. En 2013, la production poursuit sa chute. Des signes encourageants permettent de croire en la reprise. Si l’indice du prix du lait augmente - +3 depuis 2009.

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- © agri79

Si la collecte française a fortement chuté depuis deux années, il est probable que l’année 2014 constitue une année de transition voire de début d’inversion de tendance. Les premières données issues des enquêtes hebdomadaires de FranceAgriMer montrent que le reflux de collecte se poursuit sur les premières semaines de l’année, de près de 3 en cumul fin février. L’année a démarré avec un cheptel de chèvres réduit de 3 et les systèmes d’élevage au foin pâtissent encore de la mauvaise qualité des stocks constitués en 2013. De Surcroît, il est fait état d’un décalage de plusieurs semaines de la période de reproduction. La reprise attendue se fait attendre.

L’abattage des réformes baisse de 6
Cependant, l’année 2013 a vu l’apparition des premiers signaux positifs, nécessaires à l’initiation d’une reprise. Tout d’abord, le prix payé aux producteurs a progressé de 9 alors qu’il baissait régulièrement depuis 2009. Ensuite, si l’Indice des Prix d’Achat des Moyens de Production Agricole (IPAMPA) a encore progressé de 3 atteignant l’indice record de 154 (base 100 = 2000), il a cependant connu une inflexion au troisième trimestre. Enfin, l’indice des Prix de Vente Industriels (PVI) a également progressé, témoignant de la revalorisation des fromages en fin d’année.

Lire la suite dans notre édition du 11 avril

En chiffres

Des volumes en baisse.
A 457 millions de litres en 2013, la collecte a régressé de 6%, après un recul de 8% en 2012. Elle a décroché de près de 70 millions de litres ( -13%) en deux ans. Cette chute sévère de la collecte a mis un terme à 15 ans de fort dynamisme entre 1995 et 2011. Sur cette période, la collecte progressait de +4% l’an en moyenne. La baisse de 2013 cache une croissance de 10% au quatrième trimestre. La hausse du prix du lait et la légère baisse du prix des aliments ont incité des éleveurs à prolonger les lactations. Toutefois, cette reprise de la collecte ne semble pas se confirmer début 2014.
Des effectifs en baisse.
Le cheptel national de chèvres a diminué de 3% en 2013. Au total, la baisse cumulée des effectifs sur trois ans a été de 11%, en cohérence avec la chute de la collecte qui a commencé en 2012. Le nombre de chevrettes saillies qui avait commencé à baisser dès 2010 s’est, par contre, maintenu fin 2013. Cette stabilisation annonce un probable arrêt de la baisse des effectifs de chèvres, mais ne laisse guère espérer une reprise rapide de la production laitière. 
Productivité en baisse.
Le rendement laitier, 907 kg en moyenne pour 300 jours de lactation, a baissé de 4%, tandis que les deux taux augmentaient de 1% et étaient quasiment identiques à ceux, à unité équivalente, fournis par l’enquête prix de l’Institut de l’Elevage.
Coût de pouce sur le prix de base.
Après trois années de baisse, le prix de base a progressé de 52 euros en 2013 (+ 10%), à 572 €/1000 l. Il se retrouve légèrement (+ 3%) au-dessus de son niveau le plus élevé de 2009. La hausse avait alors suivi la flambée du prix de l’aliment de 2008. Les prix ont légèrement convergé entre zones avec une hausse plus marquée dans le Sud-Ouest (+ 53 €) et le Centre-Ouest (+ 52 €) que dans le Centre (+ 50 €) et le Sud-Est (+ 47 €). Le prix effectivement payé aux producteurs, 642 €/1000 l en moyenne nationale, s’est davantage apprécié que le prix de base en valeur (+ 54 €/1000 l) du fait d’une légère amélioration de la composition moyenne du lait et en l’absence de pénalités ou de prélèvements sur les livraisons.
Exploitation, des écarts de résultats importants.
Les revenus moyens masquent des écarts importants entre les exploitations d’un même système. La dimension, l’efficience technico économique et les investissements récents expliquent ces écarts. Le quart supérieur des livreurs et cultures de vente obtient un RCAI supérieur à 50 000 €/UMO exploitant et le quart inférieur se situe en dessous de 20 000 €. Chez les livreurs spécialisés, le quart inférieur des éleveurs dégage mois de 10 000 €/UMO exploitant.

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