L'Agriculteur Charentais 17 décembre 2019 à 11h00 | Par Laurence Guilemin

Du bétail jugé par des jeunes

Jeudi 19 décembre, une quarantaine de jeunes participeront, à La Vallée, au concours de jugement de bétail en races Limousine et Prim’holstein. À la clé, deux places pour le concours national, lors du prochain Salon de l’agriculture.

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Chloé Marchand, élève à la MFR de Saint-Germain-de-Marencennes sera, parmi la quarantaine de participants, au concours, jeudi 19 décembre, accompagnée d’Aline Dissey, monitrice et initiatrice de l’évènement.
Chloé Marchand, élève à la MFR de Saint-Germain-de-Marencennes sera, parmi la quarantaine de participants, au concours, jeudi 19 décembre, accompagnée d’Aline Dissey, monitrice et initiatrice de l’évènement. - © AC

Chloé Marchand, élève en terminal bac pro CGEA de la MFR de Saint-Germain-de-Marencennes est prête et motivée, tout comme la quarantaine de jeunes élèves (dont une dizaine de filles) qui participeront au concours de jugement de bétail, jeudi 19 décembre. Ils viennent de la MFR de Saint-Germain-de-Marencennes et du lycée agricole Lasalle-Saint-Antoine, à Bois et concourront pour décrocher deux places pour le concours de jugement d’animaux par les jeunes lors du prochain salon de l’agriculture qui aura lieu du 22 février au 1er mars. La matinée se déroulera sur deux sites, à La Vallée : chez Stéphane Gaillot pour les Limousines et chez Sylvain Hillairet pour les Prim’holstein. Dans le jury, des techniciens d’Apis Diffusion, de Bovins Croissance, ainsi que des représentants de JA17. « Au départ, j’avais la volonté de dynamiser les cours de zootechnie à la MFR, alors qu’ici on est plutôt sur la production végétal », explique Aline Dissey, monitrice en zootechnie au sein de la MFR de Saint-Germain-de-Marencennes. L’idée lui trottant dans la tête, elle en parle à Franck Devort, le directeur, qui acquiesce. Lors de la fête de la Terre de JA17, à Matha en août dernier, elle discute de son projet avec son voisin de stand, Mathieu Muraro, lui aussi enseignant en zootechnie au lycée Saint-Antoine, à Bois. L’idée d’impliquer des jeunes est un bon vecteur dans une filière qui a besoin de dynamisme, de regards nouveaux. Un coup de projecteur bienvenu dans le secteur de l’élevage ! C’est une occasion aussi pour relancer le concours.  L’organisation de cet évènement a certes été chronophage, mais a été fédératrice et a surtout permis de créer des liens. Ainsi, les techniciens ont sollicité des entreprises pour obtenir des lots. Ils ont aussi réalisé des affiches afin de sensibiliser les jeunes à venir « par curiosité ». Le maire de La Vallée va mettre la salle des fêtes à disposition pour la remise des prix, vers 12 h 30. Ce sont des éleveurs, des enseignants, des élèves, des structures, un territoire qui se mobilisent.

Former au pointage

Tous ces jeunes ont été préalablement formés au pointage quelques semaines plus tôt dans des exploitations : dessus d’épaule, arrondi de culotte, aplombs, rectitude, épaisseur de dessus... « Il s’agit de visualiser les caractéristiques de la vache, son bon état morphologique », explique Chloé Marchand. Une grille d’évaluation leur a été fournie, la même que celle du concours. « Le jour J, nous aurons trois vaches devant nous. Les notes sont comprises entre 0 et 5. Il faudra justifier nos choix. Nous aurons un temps d’échanges avec le jury. À nous, de nous rapprocher le plus de l’évaluation des techniciens présents. » La jeune fille est très motivée. Les vaches, elle connaît. Elle se perfectionne sur son lieu de stage. Pour être performante jeudi prochain, elle s’entraîne aussi avec des photos, compare, analyse, justifie. « Quand on veut se lancer, il faut se donner les moyens. Je veux aussi montrer aux jeunes que si je le fais, ils peuvent le faire », souligne-t-elle. Récemment, elle a pointé « pour se former », sur une vache en partance pour le concours de Parthenay. Un sacré tempérament et une bonne dose d’ambitions : Chloé Marchand se dit tout de même « un peu stressée » car elle a envie d’aller au SIA. « Sur un curriculum vitae, c’est valorisant » affirme celle qui se voit partir, après son bac, dans une exploitation en  Haute-Savoie. Si elle ne gagne pas, la jeune fille n’en tirera que du positif : « ce que j’ai appris pourra toujours me servir plus tard ».
À l’issue du concours, les deux jeunes sélectionnés continueront à travailler sur le sujet car d’autres épreuves les attendent au SIA, comme l’analyse du pointage et un questionnaire sur la race.

- © Concours jugement bétail

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