L'Agriculteur Charentais 21 février 2019 à 14h00 | Par Kévin Brancaleoni

Des producteurs pour une Saintonge délicieuse

Un nouveau magasin de producteurs a ouvert à Jonzac ce mercredi 13 février. Les associés ont fait le choix de ne pas s’appuyer sur la charte de la Chambre d’agriculture pour proposer une plus grande diversité de produits.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
L’ouverture des Délices de Saintonge a attiré les foules.
L’ouverture des Délices de Saintonge a attiré les foules. - © AC
Pour son ouverture mercredi 13 février, le magasin des producteurs de Jonzac, Les Délices de Saintonge, a connu l’affluence des grands jours. Dès la première demi-heure, des dizaines de personnes ont franchi les portes menant à cet ancien Bricomarché situé avenue Faidherbe, reconverti en surface de vente pour les agriculteurs associés des environs. « Il y a déjà longtemps qu’ils nous demandaient quand nous allions ouvrir », révèle Patrick Berthelot. Pour ce producteur de pommes de terre de Réaux-sur-Trèfle, président de la nouvelle structure, comme pour Jérémie Pelette, éleveur de cochons en plein air à Vibrac, la vente directe n’est pas une nouveauté. « Quelques producteurs en faisaient déjà, mais pour beaucoup c’est une nouveauté », indique Patrick Berthelot. Et l’aboutissement d’un long parcours, comme l’explique Jérémie Pelette : « C’est un projet qui a été créé il y a trois ans. La communauté de communes de Haute-Saintonge a aidé à monter le dossier avec la Chambre d’Agriculture. Il nous a fallu créer l’association, puis une SCI pour l’achat du bâtiment, et enfin une SAS avec dix-sept associés pour lancer le magasin. » Financièrement, les agriculteurs ont été aidés par la Région, le Département et l’Union européenne.

Des productions aussi locales que possible

Contrairement à d’autres magasins de producteurs, celui des Délices de Saintonge n’adhère pas à la charte promulguée par la Chambre d’agriculture. Selon Patrick Berthelot, « ça nous bloquait sur certaines productions, où les gens ne sont pas affiliés MSA. Par exemple, là, sans la charte, si on voulait mettre de l’eau de Jonzac, on pourrait. Nos champignons de Pons ne sont pas non plus affiliés MSA... On a aussi un autre souci : la distance. On peut avoir des produits indispensables qui viennent à manquer dans notre secteur, et avec cette charte on ne pourrait pas aller les chercher... » Pour autant, le but reste de proposer des productions aussi locales que possible. « On a quand même aux alentours pas mal de maraîchers et d’arboriculteurs, on est bien fournis au niveau des fruits et légumes. » Les Délices de Saintonge adopte par ailleurs le principe courant des magasins de producteurs. « Le magasin n’achète rien. Le producteur reste propriétaire jusqu’au passage en caisse. C’est interdit de faire de l’achat-revente. Par contre, si un producteur manque d’un produit et connaît un autre producteur qui peut fournir, celui-ci peut remplacer temporairement... » Mais pas davantage : « On est intransigeants là-dessus ». Mais la pénurie ne devrait pas survenir de sitôt. Les 53 producteurs ont garni les rayons, jusqu’à la boucherie traditionnelle, pour laquelle un boucher a été recruté. Une caissière et une responsable de magasin complètent l’équipe... « Et il y aura toujours un producteur dans les rayons ! », promet Patrick Berthelot.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui