L'Agriculteur Charentais 15 mars 2018 à 14h00 | Par Estelle Bescond

Cuma : Des conseils stratégiques avec le Dina

Lors de l’assemblée générale de la Fédération des Cuma des Charentes, une présentation du Dina a été faite, le 8 mars à Merpins.

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La fédération des Cumas des Charentes a présenté le dispositif national d’accompagnement lors de son assemblée générale.
La fédération des Cumas des Charentes a présenté le dispositif national d’accompagnement lors de son assemblée générale. - © VC

Le Dispositif national d’accompagnement (Dina) était au cœur de l’assemblée générale de la Fédération des cuma des Charentes, qui s’est tenue le 8 mars à Merpins. «Ce dispositif national permet de mettre en place un diagnostic en termes de conseil stratégique effectué par les animateurs des cuma, facturé 1 680 € et qui est financé à hauteur de 90 % et d’aider à la construction de hangars à hauteur de 20 % », explique Georges Riga directeur de la Fédération des Cuma des Charentes. Pour accompagner ses structures au déploiement sur le terrain, la FNCuma a créé une méthodologie et des outils, clefs en main.
En Nouvelle-Aquitaine, 154 Dina ont été menés en 2016 et 171 en 2017. «Dans notre région, l’enveloppe a été consommée. Celle pour 2018 s’élève à 1,6 million d’euros  », en baisse par rapport 2017 (2,2 millions d’euros) car le Dina n’est pas déployé à la même échelle dans toutes les régions.

Un outil pour se réorganiser


Ainsi, sur 600 dossiers nationaux, 170 ont été portés en Nouvelle-Aquitaine dont 24 dans les Charentes. À l’instar de la Cuma la Charraud située au sud d’Angoulême spécialisée en moisson et vendange : besoin de redéfinir les rôles des huit adhérents et du président, anticiper deux départs à la retraite qui vont impacter l’activité moisson (perte de surface)… «On y avait réfléchi mais le Dina et le diagnostic de Côme Darchis nous ont permis de formaliser les solutions», explique le président de la cuma.
À la Cuma des Trois cantons, basée à Rouillac et spécialisée dans l’activité viticole, un problème de gouvernance et de répartition des tâches était à résoudre. «L’ensemble des postes étaient quasiment sur deux têtes donc nous avons fait un état des lieux de la situation et, maintenant, on sait où l’on va à court et moyen termes. Même si rien est encore gagné, aujourd’hui, tout le monde est satisfait. Le Dina permet de renouer les relations entre les adhérents », confie le président de la cuma.
Du lien social, donc, mais aussi de l’emploi. Le Dina peut servir à conforter un emploi au sein de la cuma ou à prévoir une embauche. Dans les Charentes, 29 cuma sont employeurs et huit ont des salariés permanents.

 

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