L'Agriculteur Charentais 22 mars 2018 à 10h00 | Par Thibault Granger, Valentin Pommier et Olivier Deroche

CTGQ : L’accompagnement individuel d’exploitation sur les bassins versants Curé et Boutonne

Réaliser un diagnostic d’exploitation et bénéficier d’un suivi pluri-annuel avec l’Accompagnement Individuel d’Exploitation

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Les Contrats Territoriaux de Gestion Quantitative de l’eau (CTGQ) sont des outils des Agences de l’eau permettant l’atteinte des volumes cibles de prélèvement pour l’irrigation sur les bassins dits déficitaires. Deux CTGQ, co-portés par les Chambres d’agriculture 17-79, ont été signés ou approuvés dans le département de la Charente-Maritime, sur les bassins versants du Curé et de la Boutonne (17-79). Un programme d’actions a été bâti sur une période de cinq ans, programme comprenant des actions d’économies d’eau et d’accompagnement technique, de préservation de la qualité de l’eau et des milieux et des réserves de substitution.
Dans le cadre des CTGQ, les Chambres d’agriculture de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres mettent en place des Accompagnements Individuels d’Exploitation (AIE) pour les exploitants irrigants de ces bassins. Cette action vient renforcer celles déjà menées sur les territoires en matière d’accompagnement technique et de conseil à l’irrigation : formations, expérimentations, suivi de sondes capacitives, suivi des températures de sol etc.

Qu’est-ce qu’un Accompagnement Individuel d’Exploitation ?
- Le diagnostic d’exploitation (1/2 journée) : un technicien de la Chambre d’agriculture se déplace chez vous pour réaliser avec vous un bilan de vos pratiques agricoles liées à la ressource en eau (qualité et quantité)
- Les préconisations : La Chambre d’agriculture vous propose des scénarios d’adaptation en rapport avec vos projets et évalue leurs faisabilités technico-économiques
- Le suivi pluri-annuel : La Chambre d’agriculture vous accompagne dans le suivi des scénarios préconisés et des possibles projets sur ces thématiques

Quel est son intérêt :
- Prendre du recul par rapport à ses pratiques culturales et faire le point avec un conseiller spécialisé
- Faire ressortir des scénarios d’optimisation des pratiques agricoles en co-construction avec votre conseiller
- Bénéficier d’un suivi pluri-annuel des pratiques culturales sur votre exploitation

Quelles sont les voies d’optimisation de mon exploitation grâce à l’AIE ?
- Assolement et rotation des cultures
- Fertilisation
- Pollutions ponctuelles
- Traitements phytosanitaires
- Irrigation
- Approche économique
L’AIE est entièrement pris en charge par les partenaires financiers des CTGQ : Chambre d’agriculture 17-79, Agences de l’eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne, Conseil départemental 17.
L’AIE est approuvé comme diagnostic pour les MAEc EAU. Il est également compatible avec les demandes d’aides européennes PVE et permet l’obtention de 200 points dans la grille des critères.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
37 Mt
Le service statistique du ministère de l’Agriculture a estimé le 9 juillet la récolte 2019 de blé tendre en hausse, sans toutefois prendre en compte la canicule de fin juin qui « pourrait affecter les rendements ». « La production de blé tendre atteindrait 37 Mt : elle augmenterait sur un an (+8,5 %) et par rapport à la moyenne 2014-18 (+3,6%) », selon une note. Un bon rendement est prévu, à 73,7 q/ha (+3,9 q/ha par rapport à 2018), supérieur de 5% à la moyenne quinquennale. « La récolte de blé dur subit une chute de 18,6% en un an, sous l’effet du recul des surfaces » à 271 000 ha (-23,4%), leur plus bas niveau depuis 1997, poursuit Agreste. Avec 3,9 Mt, « la production d’orge de printemps est en forte progression (+27,2 % sur un an) essentiellement grâce à la hausse de la sole ».

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui