L'Agriculteur Charentais 24 mai 2018 à 11h00 | Par Laurence Guilemin

Concours : Conjuguer avenir et dynamisme

À Doeuil-sur-le-Mignon, Laury Blusseau bichonne ses vaches pour le Show open Génisses Prim’holstein, du 8 au 10 juin, à Lezay.

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Laury Blusseau et Élodie Ozer : des passionnées d’élevage et de concours.
Laury Blusseau et Élodie Ozer : des passionnées d’élevage et de concours. - © AC

À peine revenue du salon bordelais Aquitanima avec ses vaches, que déjà Laury Blusseau se replonge dans un autre concours, à savoir le Show Open Génisses Prim’holstein, à Lezay, du 8 au 10 juin. «J’espère emmener 7 génisses, dont six Red Holstein. Elle représente un tiers du troupeau de l’exploitation» explique avec aisance le jeune éleveur de Doeuil sur le Mignon, titulaire d’un BTS ACSE. Sa compagne, Elodie Ozer, l’accompagnera aussi. L’un comme l’autre sont passionnés de concours. Il suffit de les écouter et de voir leurs yeux briller. «À travers les concours, on souhaite redynamiser la Charente-Maritime. Ce moment permet de rencontrer d’autres éleveurs, de voir les autres animaux issus des autres élevages, de situer nos  animaux par rapport aux autres, de voir nos marges de progression» soulignent-ils de concert. Des points qu’ils tiennent à souligne,r eux qui ont déjà participé en 2017, au concours régional à Poitiers, à celui de la Fête de la Terre à Courçon, à Aquitanima et ont exposé des animaux à Balade à la Ferme à La Rochelle.
Préparer les vaches pour les concours n’a plus trop de secret pour eux. «Nous en avons trois à dresser, puis nous devons les tondre, 3 jours avant le concours et les laver.» précise la jeune femme. Certaines sont plus faciles que d’autres à dresser. «Tout dépend des animaux. Je remarque que les vaches peureuses sont plus faciles» poursuit-elle. Melba-Red, Magie-Red, Nanou-Red, Nike-Red, Nija-Red, Nana-Red seront de la partie ainsi que Magnolia (une Prim’holstein). Bien sûr, gagner un prix est leur objectif. Au fil des concours, ils remarquent la participation de beaucoup de jeunes éleveurs motivés. «Nous voulons montrer qu’il y a de l’avenir même si le prix du lait peut laisser penser le contraire» concède Laury Blusseau.
Le jeune couple s’est totalement investi dans ce concours puisqu’ils s’occupent aussi de l’organisation. Ils se sont mobilisés pour trouver des sponsors. Ils seront présents dès le jeudi midi pour préparer les logettes, les rings, la paille. De son côté, Elodie Ozer s’occupe du concours par équipe. : «Il se fait sur le thème du Marais poitevin. Les équipes participantes doivent décorer les logettes des génisses. Le dimanche, présentation des animaux et nous serons en tenue traditionnelle. Je lance d’ailleurs un appel, si d’autres équipes veulent venir nous rejoindre, nous les accueillerons avec plaisir.»

Canada et Belgique


Laury Blusseau est aide familial au sein du Gaec familial. L’exploitation compte 180 ha et 60 vaches laitières pour une moyenne de 550 000 l par an.   Une fromagerie a été créée et permet de vendre sur l’exploitation et dans des magasins du fromage, des yaourts, du beurre, du fromage blanc. Son projet est de s’installer. Le jeune éleveur fourmille d’idées. Après le concours de Lezay, il partira le 19 juin au Canada pour un mois et demi. Un pays qu’il connaît déjà puisqu’il y a réalisé un stage. «Je souhaite ramener des embryons pour faire évoluer le troupeau» indique-t-il. Son planning est bien chargé, puisqu’il ambitionne, fin août, de partir en Belgique à l’école européenne des jeunes éleveurs. Pendant 5 jours, on leur apprend les étapes de préparation des animaux aux concours : le lavage, le paillasse, l’alimentation, le clippage, le jugement et la présentation sur les concours ainsi que des formations théoriques telles que le marketing, photos de bêtes sont enseignés. «Cette formation permet d’être performant pour les concours». À coup sûr, on retrouvera Laury Blusseau et ses vaches dans d’autres concours. La perfection est dans ses gênes.

 

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Le chiffre de la semaine
600 000
C'est la surface, en ha, de maïs (toutes variétés confondues) en Nouvelle-Aquitaine. La région cultive environ 30 % du maïs français. La Charente-Maritime est au 3ème rang régional, derrière les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

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