L'Agriculteur Charentais 18 octobre 2018 à 16h00 | Par Élodie Tourton

Comment gérer le remplacement d’une culture de colza ?

Après les faibles rendements de la saison écoulée, la question du passage à une autre production peut légitimement se poser.

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Les pois peuvent constituer une bonne alternative.
Les pois peuvent constituer une bonne alternative. - © AC

La décision de remplacer du colza, ou de ne pas semer de colza, a déjà été prise dans certaines situations. Dans le cas d'un colza en cours de levée ou mal levé, il convient d’attendre la sortie de l’hiver pour évaluer le potentiel en place.
Le potentiel réel du colza doit être évalué avant de prendre toute décision de remplacement de la culture. Il est important de rappeler que retourner un colza est rarement rentable  (désherbage, semences, ….).  Différents critères entrent en considération comme le peuplement et la biomasse ainsi que le contexte de la parcelle (enherbement, défaut d’enracinement et dégâts de ravageurs qui sont des facteurs aggravants).

Si aucun désherbage n’a été réalisé

Le potentiel du colza s'évalue par le biais du peuplement présent et du stade de la culture. Si aucun désherbage n’a été appliqué, il est possible d’implanter une céréale sans risque.

Quelles cultures en cas de retournement ou de non semis ?

Cette année est particulière au regard des conditions très sèches qui n’ont pas permis de faire de faux-semis pour gérer les graminées très présentes la campagne précédente. Remplacer le colza par une céréale d’hiver n’est pas sans conséquence sur les assolements et sur la gestion des graminées (vulpin, raygrass et repousses). Avec l’absence de faux semis, la situation pourrait être délicate.
Le maintien de cultures « têtes de rotation » est essentiel. Les cultures de printemps permettent également d’activer de bons leviers agronomiques dans la gestion des graminées dans la rotation. Dans les situations relativement propres, les protéagineux d’hiver peuvent être une alternative. Bon précédents culturaux, ils laissent de l’azote disponible et des résidus faciles à gérer pour la culture suivante.
Même si les céréales à paille sont aujourd’hui les plus séduisantes économiquement, vigilance quant aux conséquences techniques et agronomiques de votre choix de culture !
Sélectionnez les espèces possibles en fonction des herbicides appliqués à l’automne. Si plusieurs herbicides ont été utilisés, il faut suivre les recommandations du produit le plus limitant en termes de remplacements possibles.

 

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10 420
C'est le nombre d'hectares vendus par la Safer en 2018, à l'occasion de 6052 ventes, pour une valeur de 428M€. Le marché du foncier rural a progressé de 12%. Le marché des terres viticoles est particulièrement dynamique.

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