L'Agriculteur Charentais 24 octobre 2013 à 08h00 | Par Sébastien Bessonnet

Caprins - Les conditions pour réussir une lactation longue

Elle peut être une pratique intéressante, mais elle ne doit être envisagée que sous certaines conditions.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La lactation longue est une pratique qui présente quelques intérêts.
La lactation longue est une pratique qui présente quelques intérêts. - © ac

Initialement, la lactationlongue était essentiellementmise en place suite à deséchecs de reproduction oupour recaler les primipares parrapport aux adultes.Aujourd’hui, c’est une pratiquemise en oeuvre pour alléger letravail : moins de mises bas etgroupées ; ou encore utiliséepour limiter la casse lors desmises bas, ou produire du laittoute l’année pour facilité lagestion de la trésorerie…Une enquête des réseaux d’élevagecaprins du Poitou-Charentes,de Vendée et du Maineet-Loire vient de faire le pointsur cette pratique dont l’efficacitéest soumise à conditions.On considère qu’une lactationlongue est une lactation supérieureà 450 jours. L’échantillonà partir duquel le travail d’observationa été conduit, estcomposé d’élevages productifs(1014 litres/chèvre enmoyenne), de grande taille (470chèvres en moyenne) et pourplus de la moitié conduit demanière saisonnée. On ne parleici que des élevages avec de laLL en forte proportion. Plus de20 % de LL dans le troupeau(30 % de LL en moyenne dansl’échantillon).L’une des premières bonnes raisonsde faire de la lactationlongue est l’écrêtement des picsde travail au moment des misesbas. La LL peut être une alternativeà l’embauche d’un salariétemporaire. On retrouvenotamment dans l’échantillondes élevages avec des mises bastrès groupées, qui ne tolèrentqu’un seul retour après inséminationartificielle.Elle permet également de gérerles chèvres vides, pour deuxcatégories de chèvres bien identifiées: les très fortes laitièresou les chèvres en fin de carrière.Une chèvre vide ne vautrien à la réforme et doit êtreremplacée par une chevrettequi a coûté à produire. Dansun élevage classique, les forteslaitières, qui ont des difficultéschroniques à se reproduire,seraient réformées. La LL permetde les conserver et ainsi derentabiliser l’investissement faitdans la génétique.

 


Lire la suite dans notre édition du 25 octobre

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

Le chiffre de la semaine
10 420
C'est le nombre d'hectares vendus par la Safer en 2018, à l'occasion de 6052 ventes, pour une valeur de 428M€. Le marché du foncier rural a progressé de 12%. Le marché des terres viticoles est particulièrement dynamique.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 19 unes régionales aujourd'hui