L'Agriculteur Charentais 05 juin 2020 à 11h00 | Par Kévin Brancaleoni

Caprins : « La filière a continué à tenir son rôle nourricier »

Le confinement a coïncidé avec le pic de la production laitière caprine, également impactée par la perte de plusieurs débouchés. Mais le président du Brilac, Bernard Lassus-Dessus, se veut optimiste sur la capacité de résilience de la filière.

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Bernard Lassus-Dessus, président du Brilac. (Photo d'archives)
Bernard Lassus-Dessus, président du Brilac. (Photo d'archives) - © Agri79

Arrêt de la restauration hors domicile, ruée des consommateurs sur les produits de première nécessité… La crise sanitaire a amené son lot de bouleversements sur le secteur agro-alimentaire. Pour la filière laitière caprine, ces perturbations sont venues entraver une dynamique prometteuse. « La filière, avant la crise, était en bonne santé », souligne Bernard Lassus-Dessus, président du Brilac (Bureau régional interprofessionnel du lait de chèvre de Poitou-Charentes). « Les indicateurs économiques et de conjoncture étaient bons : le second semestre 2019 a été supérieur au second semestre 2018, et contre toute attente les volumes produits à la fin de l’année ont été légèrement plus élevés que pour celle d’avant, alors qu’on pensait que le retard du premier semestre ne serait pas rattrapé. » La production évoluait plutôt favorablement, avec des marchés et des stocks cohérents au début de l’année 2020.

Un report partiel des ventes en GMS

Mais la fermeture des lieux publics puis le confinement ont bouleversé la situation. « La crise est venue frapper beaucoup d’activités économiques. En ce qui nous concerne, ça a été des pertes de marché très importantes et très soudaines : toute la restauration hors foyer, les cantines scolaires, les marchés de plein vent ou couverts, et même à l’export… »
Le confinement a coïncidé avec le pic de la production laitière caprine, allant traditionnellement de mars à mai. Les craintes de destruction importante de lait de chèvre, exprimées par les professionnels fin mars, ne se sont finalement pas vérifiées. Il semblerait que les producteurs aient privilégié le stockage à la destruction de leur production. « Déjà, en temps normal, c’est une filière qui a l’habitude de stocker pour s’adapter à la saisonnalité de la production, afin de répondre à une demande qui est très linéaire tout au long de l’année », rappelle Bernard Lassus-Dessus. Les stocks de caillé congelé ont donc augmenté, soutenus par une aide obtenue fin avril auprès de l’Union européenne, suite aux sollicitations transmises par l’Anicap (Association nationale interprofessionnelle caprine) et la Fnec (Fédération nationale des éleveurs de chèvre) au gouvernement.

 

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