L'Agriculteur Charentais 13 mai 2020 à 14h00 | Par Magdalena Girard

BSV Vignes : Un outil indispensable pour piloter la protection du vignoble

La surveillance biologique du territoire (SBT) est un enjeu majeur de la profession agricole pour évaluer la présence des bio-agresseurs sur le territoire, mais également pour anticiper la venue de nouveaux bio-agresseurs.

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Dégâts de Black rot dans un témoin non traité.
Dégâts de Black rot dans un témoin non traité. - © Chambre d'agriculture 17-79

Dans le Plan Ecophyto 2, l’objectif de surveillance biologique a été réaffirmé voire renforcé. Ainsi, les objectifs comprennent le suivi de l’état sanitaire des cultures et la production d’une analyse du risque, une veille sur les risques émergents, la détection des organismes nuisibles réglementaires et la détection des effets non intentionnels liés aux traitements des cultures. La surveillance biologique passe donc par une bonne connaissance des bio-agresseurs et par la mise en place sur tout le territoire de réseaux d’observations représentatifs des bassins de production. L’ensemble des données collectées par ces réseaux, mais également par la mobilisation de différents outils tels que la modélisation et les suivis en laboratoire, permet, après analyse, la rédaction de bulletins, gratuits, diffusés chaque semaine : les bulletins de santé du végétal (BSV).

Un outil complémentaire aux bulletins de préconisations

Le BSV Vignes a pour vocation d’être un outil d’aide à la décision utile aux viticulteurs grâce à une évaluation du risque global sur les différents secteurs viticoles. Cela n’est possible que grâce à la production d’une analyse de risque fine, à l’échelle régionale, réalisée en compilant les différentes sources d’informations du réseau. Les viticulteurs peuvent s’appuyer sur le BSV pour décider de la stratégie à suivre pour la protection de leur vignoble.
C’est un document complémentaire des bulletins de préconisations ou des informations données par les conseillers.
Dans tous les cas, la décision finale appartient au viticulteur et nécessite une observation précise de ses parcelles pour adapter l’évaluation du risque à son vignoble.
Dans chaque BSV, l’on trouve :
> La climatologie,
> En début de saison, les résultats de maturation des œufs de mildiou, essentiels à la détermination des premières contaminations,
> Les observations de la semaine / maladies et ravageurs (témoins non traités, piégeage, …),
> Les résultats de modélisation qui simulent le niveau risque en tenant compte des prévisions météorologiques,
> Une évaluation des risques par bio-agresseur et par secteur,
> Des éléments de reconnaissance des principaux bio-agresseurs (biologie, photos, …),
> Des mesures prophylactiques lorsqu’elles existent,
> Des informations sur les auxiliaires,
> Des notes techniques.

Un dispositif basé sur les observations terrain

Le fonctionnement global du dispositif repose avant tout sur la mobilisation d’un maximum de partenaires terrain, tant les organismes de conseil (Institut, Chambres d’agriculture, FREDON, FDGDON, Coopératives, Négoces, Caves viticoles, OP, Lycées agricoles…) que les viticulteurs eux-mêmes. De très nombreux observateurs participent chaque semaine à la remontée de données terrain permettant d’évaluer l’état sanitaire de la vigne par secteur, par des observations régulières de parcelles fixes, des relevés de pièges, des informations ponctuelles de type alerte….. C’est la mobilisation de tous qui permet de produire un bulletin complet et pertinent. Sur des deux Charentes, près de 70 viticulteurs participent, avec 99 % d’Ugni blanc. Le panel des parcelles est large, aussi bien des jeunes que des moins jeunes, et disséminées sur l’ensemble de l’appellation. 
Un bulletin gratuit et accessible
Les BSV vigne sont édités chaque mardi après-midi du début avril à mi-août environ.
Ils sont disponibles gratuitement, sur le site Internet de la Chambre régionale d’agriculture Nouvelle-Aquitaine :
bsv.na.chambagri.fr et en lien sur le site de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime. Il est possible de les recevoir chaque semaine par mail, sur simple demande via le site pour le BSV de son choix.

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Le chiffre de la semaine
10 420
C'est le nombre d'hectares vendus par la Safer en 2018, à l'occasion de 6052 ventes, pour une valeur de 428M€. Le marché du foncier rural a progressé de 12%. Le marché des terres viticoles est particulièrement dynamique.

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