L'Agriculteur Charentais 15 mars 2018 à 14h00 | Par Daniel Le Saux/Laurence Guilemin

Bovins viande : Des mises à l’herbe proches et lointaines

L’association des éleveurs charolais a poursuivi son assemblée générale, à Boutenac-Touvent, sur l’exploitation de l’EARL Grenon.

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Avant la visite de l’élevage, des techniciens de Terrena ont parlé de la conduite alimentaire de la vache allaitante (et notamment de l’importance de bien couvrir ses besoins le dernier mois de gestation), de l’influence de la  complémentation minérale des vaches gestantes sur la qualité du colostrum et la santé du veau et de l’alimentation du broutard (et de l’intérêt de la complémentation avant de le commercialiser).
Avant la visite de l’élevage, des techniciens de Terrena ont parlé de la conduite alimentaire de la vache allaitante (et notamment de l’importance de bien couvrir ses besoins le dernier mois de gestation), de l’influence de la complémentation minérale des vaches gestantes sur la qualité du colostrum et la santé du veau et de l’alimentation du broutard (et de l’intérêt de la complémentation avant de le commercialiser). - © AC

C’est à Boutenac-Touvent que l’assemblée générale de l’association des éleveurs charolais s’est prolongée, l’après-midi, sur l’exploitation de l’EARL Grenon.
Après avoir obtenu son BPREA au CFPPA de Melle, en 2011, Gaëtan Grenon travaille à mi-temps dans une exploitation laitière à Grézac, en parallèle il est aide familial chez ses parents. Dans le cadre de son projet d’installation, il a pour objectif de travailler en société avec ses parents. Le projet porte sur une augmentation de l’effectif du troupeau allaitant charolais : 75 vaches en système naisseur engraisseur. Agrandir la SAU n’était pas possible à cette époque-là. En 2016, le jeune agriculteur s’installe en EARL avec son père tout en gardant son emploi de salarié à mi-temps chez Mr De Roffignac. «Pour mon installation en qualité de JA, mon projet a été facilité par la reprise de 30 ha de prairies naturelles de marais sur St Jean d’Angle, à 40 kms de l’exploitation.» a expliqué Gaëtan Grenon. A ces hectares supplémentaires,  s’ajoutent 20 ha de prairies naturelles sur Boutenac et Gémozac. L’année dernière, son employeur part en retraite. Une opportunité qui lui permet de reprendre une bonne partie de l’exploitation,  (35 ha de terres), les bâtiments mais pas les vaches laitières.
Actuellement, l’exploitation compte 75 vaches, 25 génisses de 2 ans, 30 génisses de 1 à 2 ans et 4 taureaux. La SAU est de 200 ha (90 ha de terres labourables en céréales dont 5 ha de maïs ensilage), 15 ha de métiel, 5 ha de betteraves fourragères, 78 ha de prairies naturelles de marais et 12 ha de prairies temporaires).
Sur l’exploitation, les vêlages commencent au 15 août jusqu’au 15 octobres pour la première période, (60 vaches) puis reprennent au 1er décembre pour les restantes. Les échographies sont réalisées à partir de la fin de décembre et se terminent en mars pour la première période  et en avril et mai pour la deuxième période. Un premier sevrage des veaux a lieu en mars pour les plus gros broutards mâles et femelles d’environ 300 kg vif. Les mâles sont vendus en broutards et les génisses sont gardées en stabulation avec une sortie libre sur une prairie. Elles y reçoivent une ration composée d’enrubannage, de céréales et de minéraux et des céréales d’Aliplus.
La mise à l’herbe s’effectue en plusieurs étapes  : d’abord les vaches, avec un transport en bétaillère sur les prés marais de la Gripperie et Cadeuil, à 45 kms de l’exploitation. Puis, c’est le tour des génisses de 2 ans. Les génisses de 1 à 2 ans  sont dans des prairies naturelles près de l’exploitation. Pour les taureaux et quelques vaches pleines, direction  des prairies proches de la maison. Poursuivre l’amélioration génétique, maintenir un effectif de 75 vaches en système naisseur sont les objectifs de l’EARL Grenon, sans oublier «d’essayer de vivre mieux du métier d’éleveur.»

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