L'Agriculteur Charentais 07 avril 2020 à 15h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Betteraves : Trouver une solution pour la replantation

La crise actuelle complique le travail avec des salariés, même quand les effectifs sont là, du fait des restrictions sur les contacts.

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Chez Alice de Lamarlière, la replantation des betteraves aurait dû débuter en semaine 13 sur une parcelle située à Chaniers. Son exploitation travaille avec des partenaires pour la multiplication de semences. « On a deux types de contrats différents, explique-t-elle : un où on sème les betteraves, avec un semoir conventionnel, et un où on les replante. » Avec cette méthode, les plants, semés en août dernier en rangs très serrés, doivent être réimplantés au début du printemps en suivant des mesures précises, comme une alternance entre dix rangs de plants femelles et quatre rangs de plants mâles.
Et c’est là que le bât blesse ; pour réaliser cette opération, il faut une planteuse spéciale qui replante sept rangs à la fois et où sont installés sept salariés. « On a des intervalles de plantation de 60 cm, donc les planteurs sont tous assis à moins de 60 cm les uns les autres », détaille Alice de Lamarlière. Bien trop proche au regard des restrictions actuelles… « En temps normal, on a 5 ha à planter », ajoute-t-elle, une opération qui demande deux jours de travail, soit environ 14 h assis côte-à-côte pour les salariés. Une promiscuité qui décourage notamment les agences de recrutement auxquelles l’exploitation fait d’ordinaire appel pour ces chantiers. « Elles ne veulent pas prendre le risque de fournir du personnel à un chantier qui ne respecterait pas les normes sanitaires. » Ce que comprend d’ailleurs parfaitement Alice de Lamarlière.
L’opération impose la présence des sept salariés côte à côte « pour planter en même temps ». « La solution, ce serait d’avoir deux machines qui se suivent… » indique-t-elle. Mais comme elle ne dispose que d’un seul exemplaire pour l’heure, c’est une autre façon de procéder qui devra être mise en place. Mardi après-midi, après concertation avec le fournisseur et Aider17, une solution s’est finalement dessinée. « On va fournir masques, gants et lunettes et essayer d’adapter les machines. » Le chantier s'est finalement déroulé en semaine 14.

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