20 mars 2014 à 08h00 | Par Julien Marchione

APIS DIFFUSION - Détection de chaleurs, semences sexées, kit poil... Les éleveurs ciblent la pointe

Apis Diffusion tenait son assemblée générale le 6 mars dernier à Petosse. Entretien avec Michel Fouchet, directeur de la coopérative agricole d’insémination artificielle.

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Michel Fouchet, directeur d’Apis diffusion
Michel Fouchet, directeur d’Apis diffusion - © V.A.

En quoi consiste l’activité d’Apis Diffusion ?
C’est une coopérative agricole d’élevage et d’insémination animale qui travaille en bovin, caprin et ovin sur quatre départements : Vendée, Charente, Deux-Sèvres et Charente-Maritime. Nous fonctionnons à travers différents niveaux. Insémination, fourniture de semences, conseils d’accouplement, constat de gestation et transplantation embryonnaire. Au départ, nous étions ciblés sur l’insémination en tant que telle. Ensuite, nous nous sommes développés au fil de ces dernières années.

Et en quelques chiffres ?
On travaille avec 3 582 élevages, dont 3 220 principalement en insémination. En moyenne, cela représente 50 femelles par élevage. Sur les 161 319 inséminations bovines réalisées l’an passé, 110 645 l’ont été en Vendée. 

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée ?
Sur l’ensemble de la coopérative, l’activité est de -0,7% en terme d’insémination. Parallèlement, en Vendée, nous avons progressé de 1,4% d’activité. En terme de progression, l’insémination est sur un plateau, tandis que l’ensemble des autres activités suit une tendance au développement. Dans un contexte plutôt difficile l’an dernier, nous avons tout de même progressé en insémination caprine (8 510) et en constat de gestation (174 467). Nous avons constaté une spécialisation de certains territoires. On voit que l’élevage a progressé dans les zones de bocage alors qu’il régresse dans les zones céréalières. Par rapport aux bovins, nous avons diminué de 2,1% en femelles de race laitière alors que les bouchères sont en progression de 2,5%. C’est un phénomène que nous constatons depuis plusieurs années.

Concrètement, quels sont les enjeux de 2014 ?
Clairement l’innovation. Nous sommes quand même dans un système où l’activité plafonne ; le nombre de vaches étant limité. Par exemple, nous avons développé un nouveau kit de prélèvement de matériel biologique basé sur le poil. C’est en quelque sorte une démocratisation du prélèvement. C’est à dire que n’importe quel éleveur pourra désormais le faire chez lui. Egalement le programme Vache/Veau conduit par Gênes Diffusion est prometteur sur de nouveaux caractères comme la morphologie autour du vêlage et le comportement. Ce sont des informations génériques dont nous ne disposions pas jusqu’à présent. Les éleveurs ne nous attendent pas,  ils ciblent d’ores et déjà des outils à la pointe : outils de  monitoring  pour la détection de chaleurs et vêlages et de plus en plus de semences sexées.  Il faut que l’on comprenne bien ces enjeux là. 

Pour en revenir à votre assemblée générale, vous avez invité Jean-Pierre Pasquet, co-président de l’association Bleu-Blanc-Cœur. Pourquoi ?
Ce choix est en adéquation avec les thématiques du bien-être animal et de l’environnement à l’ordre du jour de notre assemblée générale. En tant que président, Jean-Pierre Pasquet a initié une démarche environnementale nutritionnelle. Il n’a pas attendu qu’on le lui demande. Nous avons souhaité, de par son témoignage, faire prendre conscience aux éleveurs qu’il y a des choses de faite. Et même s’il est plus proactif que d’autres, c’est tout de même intéressant. Le monde de l’élevage ne doit pas être sur la défensive en matière de bien-être animal et d’environnement.

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