L'Agriculteur Charentais 07 novembre 2013 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Point de vue - Compter aussi les moutons

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La presse agricole régionale vient de communiquer les premières simulations réalisées par le service économique de la Chambre Régionale d’Agriculture sur l’impact des premières décisions de la nouvelle PAC sur les principales productions du Poitou-Charentes. Nous, au GIE ovin du Centre Ouest, sommes très surpris de lire qu’en production ovine, la production sous signes officiels de qualité serait pénalisée !Réunis en conseil d’ODG le fin octobre, l’ensemble des opérateurs de la filière ovine fédérée au sein du GIE Ovin du Centre Ouest est très optimiste pour l’avenir des marchés sous SIQO car la progression en volumes commercialisés bat des records de progression en 2013/2012, mais est inquiète pour trouver les volumes nécessaires à ces marchés durables.Les prix atteints en 2013 (et surtout durant l’été) associés à l’aide ovine revalorisée permettent de bons niveaux revenus dans les exploitations ovines professionnelles, et les conditions météo sont favorables à l’utilisation de l’herbe en toute saison.La filière ovine du Poitou-Charentes est la seule dont les éleveurs conservent un pouvoir de décision dans un aval qui reste en Poitou-Charentes ( 2 abattoirs spécialisés dans le top 5 français) et qui base sa stratégie sur les signes de qualité. Le principal problème de cet aval est de trouver une disponibilité suffisante en agneaux pour satisfaire des marchés en progression rémunérateurs et différenciés des imports. Faut-il rappeler que l’agneau IGP Poitou-Charentes se vend actuellement 8.3 €/kg aux grossistes alors que l’Agneau britannique marketé sous la marque St George arrive au stade de gros à 4.20 €/kg !Même si cette nouvelle PAC touchera effectivement les systèmes le plus intensifs, des marges d’adaptation sont encore disponibles pour produire économiquement dans ce nouveau contexte !Il est tant d’affirmer que la production ovine a un avenir dans les prochaines années, à condition d’avoir le même professionnalisme que dans les autres productions animales du Poitou-Charentes, et de ne plus décourager les jeunes entrepreneurs qui font confiance à cette production régionale, reconnue et recherchée par tous les grands distributeurs français.

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C'est le nombre de chênes de qualité charpente, c'est-à-dire âgé de 200 ans avec une circonférence de 2 à 2,5 m environ, qui pourraient être nécessaires pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris. La FNB et d'autres organisations du bois ont annoncé être prêtes à apporter leur aide pour garantir un approvisionnement français des travaux.

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