L'Agriculteur Charentais 27 février 2014 à 08h00 | Par Therry Michel

SIA - Visite studieuse pour le président de la République

La visite présidentielle s’est déroulée dans le calme et sous le signe de l’écoute et du travail en collaboration avec les acteurs du monde agricole.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Sur le stand du beurre Poitou Charentes.
Sur le stand du beurre Poitou Charentes. - © VR

Ce n’était pas gagné comme on dit de nos jours, et pourtant : la visite d’inauguration du 51e Salon international de l’agriculture par le président de la République s’est bien déroulée, dans tous les sens du terme. La veille, on craignait des troubles voir des débordements du côté de la sécurité présidentielle, notamment de la part de certains représentants de la société civile. Il n’en fut rien, à part une personne isolée rapidement écartée du parcours de visite. Les agriculteurs avaient décidé de prendre leur responsabilité et d’exposer, calmement mais fermement, leurs soucis concernant l’état actuel de leurs métiers et leur avenir. Le ton fut donné dès 7 heures du matin, heure d’arrivée de François Hollande, au moment de la traite. «Nous sommes dans un système de mondialisation, alors pourquoi les éleveurs français ne profitent pas de l’embellie mondiale. Quand les prix baissent, ils baissent aussi en France mais quand ils remontent, ils ne remontent pas en France. Les éleveurs ne sont pas grand-chose face aux transformateurs et à la distribution» pointe un éleveur laitier.

À l’écoute
À peine le passage par la traite terminée, le président a poursuivi sa visite auprès des éleveurs de bovins viande. Jean-Pierre Fleury, tout nouveau président de la Fédération nationale bovine (FNB) met les points sur les i : «Le dossier de la prime à la vache allaitante n’est pas réglé et qui traîne et un dossier qui traîne est un dossier qui a tendance à nous inquiéter. Des arbitrages doivent avoir lieu. Ils ne doivent pas se faire sur le dos des éleveurs spécialisés. Si on veut de la compétitivité, il faut aller vers un système avec des troupeaux de 80-100 vaches par actif et non 40 comme aujourd’hui. Limiter la prime aux quarante premières déstabiliserait les éleveurs spécialisés».

Lire la suite dans notre édition du 28 février

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
1300
C'est le nombre de chênes de qualité charpente, c'est-à-dire âgé de 200 ans avec une circonférence de 2 à 2,5 m environ, qui pourraient être nécessaires pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris. La FNB et d'autres organisations du bois ont annoncé être prêtes à apporter leur aide pour garantir un approvisionnement français des travaux.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui