L'Agriculteur Charentais 06 février 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Irrigation - J’irrigue parce que je suis éleveur et inversement

Il exploite en Gaec les terres de plaine autour de Saint Pierre d’Amilly pour sécuriser la production de fourrages pour l’atelier laitier.

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Jacky Fallourd
Jacky Fallourd - © AC

C’est sa conviction : sans irrigation, point d’élevage laitier sur l’exploitation, dans les plaines sèches de Mauzé sur le Mignon. Jacky Fallourd déballe tout. Une transparence qu’il veut pour servir la cause de l’irrigation. Selon lui, irriguer des fourrages, c’est ni plus ni moins que permettre à son entreprise agricole d’exister. 75 vaches laitières (170 UGB),  193 ha dont 148 en Charente Maritime, le reste en Deux-Sèvres. 80 ha en surfaces fourragères, «un choix important pour être autonome» dont 50 irriguées et 127 ha de cultures de vente, dont 31 ha irriguées. Adhérent de la coopérative de l’eau, une structure deux-sévrienne, il préside l’association des irrigants du Mignon sur la Charente-Maritime puisqu’il irrigue des terres  dans le bassin du Curé. D’année en année, il voit bien que le maintien de l’élevage passe par la production fourragère dans le Gaec, «Vu qu’ici, il y a zéro pâturage.» Inscrit dans un projet de retenue qui verra le jour en 2018, il place tout dans cet objectif, faisant le gros dos des années durant, au rythme des restrictions, des arrêts ou des pluies estivales. Rien d’un discours propagandiste dans sa bouche. Chiffres en main, il détaille : «l’irrigation sur l’exploitation, c’est 20 500 €, soit 254 €/ha.» Il simule son exploitation sans eau : 134 t de matières sèches en moins. «On les prend où ? Aux alentours ? A 40 kms ? A quel surcoût pour l’exploitation ? 21,4 K€ à trouver, une baisse du chiffre d’affaires de 72 K€, un salaire qui chute à 18 K€/an et une UTH qui disparaît. »

Lire la suite dans notre édition du 7 février

Un grand salon en septembre

Ce sera, selon la nouvelle association Aquanide, une première en France : un salon national de l’irrigation. Organisé conjointement par la fédération des irrigants de France et l’association régionale Aquanide, il aura lieu à Saint Pierre d’Amilly (près de Mauzé/Mignon) le 23 et 24 septembre prochain. Pour Louis Marie Grollier, président d’Aquanide, «cet événement est une formidable opportunité de réunir la profession et de communiquer sur les métiers de l’irrigation et le stockage de l’eau.» Le public visé est celui du monde agricole, des irrigants bien-sûr, mais aussi le grand public et les scolaires. 20 ha sont prévus à cet effet, proche d’une réserve d’eau, avec des exposants (semenciers, organismes stockeurs, banques, assurances, fournisseurs d’énergie. Ce sera la «grande fête de l’eau» où des personnalités d’envergure nationale sont attendues, pour des rencontres et des conférences.

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C'est le nombre de chênes de qualité charpente, c'est-à-dire âgé de 200 ans avec une circonférence de 2 à 2,5 m environ, qui pourraient être nécessaires pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris. La FNB et d'autres organisations du bois ont annoncé être prêtes à apporter leur aide pour garantir un approvisionnement français des travaux.

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