L'Agriculteur Charentais 22 mars 2013 à 18h28 | Par Alexandre MERLINGEAS

Un chef cuisinier passionné

Le chef cuisinier de Rémy Martin, Philippe Saint-Romas, a reçu lundi à Lyon le titre prestigieux de Maître Cuisinier de France des mains de Paul Bocuse.

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Philippe Saint Romas a oeuvré pour des grands restaurants avant de venir travailler pour Rémy Martin
Philippe Saint Romas a oeuvré pour des grands restaurants avant de venir travailler pour Rémy Martin - © A-C
Du haut de ses 36 ans, Philippe Saint-Romas est rempli d’une énergie et d’une passion débordantes pour son métier. C’est avec une grande fierté qu’il a reçu le titre de maître cuisinier de France lundi dernier à Lyon des mains de Paul Bocuse qu’il rêvait de rencontrer depuis longtemps. «Rémy Martin m’a appris à devenir un chef international, un chef d’aujourd’hui qui sait manier le couteau mais aussi l’iPad ou l’iPhone», dit-il de manière amusée. Il faut au moins tout ça, et encore davantage, pour prétendre à ce titre prestigieux qui lui échoit. Le parcours de cet ambitieux chef cuisinier est bouillonnant comme le personnage.
Originaire de Montauban, mais né à Paris de parents restaurateurs (son père a travaillé avec Joël Rebuchon), Philippe Saint-Romas s’est lancé assez naturellement dans la filière après la classe de troisième. «J’avais le choix entre l’agriculture ou la cuisine», dit-il. Après ses études, il débarque à Paris où il va travailler pour de nombreux restaurants étoilés : L’Ambroisie, le Plaza-Athénée, le Bristol. Il collabore avec Alain Ducasse. Il travaillera pour l’Élysée en 1999 à l’époque où le «gourmand» Jacques Chirac en était le pensionnaire. «Ce sont les plus belles années de ma vie», raconte-t-il. Ajoutant : «j’ai cuisiné pour des gens très connus. Je peux dire que la vraie nature des gens se révèle dans la manière dont ils mangent». Il y a cinq ans, alors qu’il travaille comme chef adjoint au Luca Cartons, le restaurant d’Alain Senderens, il est recruté par un «chasseur de tête» de chez Rémy Martin. Sa vie prend un nouveau tournant.
LA DÉCOUVERTE DU COGNAC
«J’étais un béotien en matière de cognac. Je le cuisinais sans le connaître, dit-il. Avec Senderens, j’avais appris à faire de la cuisine autour du vin ce qui m’a bien aidé pour cette nouvelle expérience». Aujourd’hui, il est bien installé dans sa nouvelle vie charentaise. «Au départ, ce n’était pas gagné. Je suis arrivé en février 2008, il faisait froid, la rue était mal éclairée, il y avait une 4L garée. Je me suis dit que ça n’allait pas le faire». Et puis, il découvre l’esprit Rémy Martin au contact de Pierrette Trichet, Dominique Heriard- Dubreuil et Pascal Rousseau. «Je ne suis pas un magicien, ditil humblement. J’ai besoin de bons produits pour faire mon métier et chez Rémy Martin et dans la région, on en trouve».

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