L'Agriculteur Charentais 12 octobre 2018 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Miser sur la génétique pour pallier aux néonicotinoïdes

Des molécules sont sorties des luttes phytosanitaires, mais il faut bien continuer à produire. Certaines études prouvent le rôle insecticide des produits bien après leur épandage.

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- © AC

Le récent colloque au CNRS de Chizé l’a bien montré : les effets secondaires des néonicotinoïdes ne sont pas une pure invention, et leur interdiction constitue bel et bien une mesure salutaire pour la faune des champs. Jean-Baptiste Richer, agriculteur-coopérateur d’Océlia, dans la Vienne, a toutefois démontré que supprimer des classes entières de ces produits, ce n’est pas aussi simple que de rayer des produits sur une liste de noms. Les maladies perdurent, les insectes vecteurs aussi. Son premier conseil est de semer à partir du 20 octobre, pas avant (De toute façon, cette année…) pour éviter les attaques des insectes. C’est toute une gymnastique pour jongler avec la précocité. Le récent bulletin du BSV diffusé la semaine dernière entre dans le détail de ce lien semis-précocité. Aude Carrera, ingénieure régionale chez Arvalis, abonde dans ce sens. «Il faut arrêter le semis précoce. La date de semis a un effet fort : semer plus tard est une solution.»

 

Découvrez notre grand angle consacré aux néonicotinoïdes dans notre édition du 12 octobre 2018.

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Le chiffre de la semaine
14,7 Mt
FranceAgriMer a reconduit ses prévisions d’utilisation de blé sur le marché intérieur français à 14,7 Mt dont plus de 4 Mt pour la meunerie, 4,6 Mt pour les fabricants d’aliments du bétail, 1,2 Mt pour l’amidonnerie et 1,6 Mt pour la fabrication d’alcool, notamment de bioéthanol. Les prévisions de ventes de blé vers l’Union européenne se confirment à 7,4 Mt tandis que les prévisions d’exportation vers les pays tiers sont ajustées à la hausse, à 9,75 Mt.

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