L'Agriculteur Charentais 15 mai 2014 à 13h58 | Par bernard Aumailley

INRA - Passez donc voir les maraîchines

Un cinquantenaire, cela se fête. Portes ouvertes à l’unité de Saint Laurent de la Prée.

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- © AC

Lorsqu’il a fallu trouver une finalité économique aux marais de l’Ouest, il s’est trouvé des chercheurs de l’Inra pour implanter une unité en plein marais de Rochefort. 50 ans plus tard, le bilan est plus que positif. L’Inra a changé le paysage maraîchin pour impulsion donnée à l’agriculture de ces territoires et depuis quelques années, cette unité a ajouté une dimension supplémentaire : celle de l’environnement. Marais littoraux, vallées alluviales, zones humides sont au cœur des problématiques de recherche appliquée que mène l’unité de Saint Laurent de la Prée, près de Rochefort en Charente-Maritime. Unité parmi les quatre centres régionaux ( Lusignan, Chizé et Magneraud), Saint Laurent de la Prée mène depuis cinq décennies des recherches pour concilier élevage bovin, autour de la fameuse maraîchine, des conduites culturales des prairies en marais, et des cultures, tout en ajoutant une dimension de biodiversité. Avec «l’aspect système» comme le décrit son directeur Eric Kernéïs, c’est véritablement une exploitation, 120 animaux, qui est mis sous le regard scientifique tant dans ses choix culturaux (200 ha) vers l’autonomie, que dans la conduite du cheptel : «nous concevons un système agricole en marais, transi’marsh», soit une autonomie alliant la biodiversité. Si aujourd’hui on conçoit l’exploitation Inra de St Laurent comme une «vraie» exploitation, on compte aussi son impact environnemental, sociétale, social et productif. Pile dans l’agriculture haute performance que prône l’Inra. (voir notre dossier atouts d’avril 2014). La physionomie des marais est connue : saturée d’eau durant quelques mois, il ne peut être des supports de l’agriculture que si la gestion des eaux y est existante, que si la voirie maraîchine existe. Alors que dans les années 60-70 on a grâce à l’unité de Saint Laurent de la Prée mis en valeur ces terres immergées en les mettant en culture, l’élevage n’en a pas pour autant disparu. Il doit être mené avec discernement. Et l’Inra apport là son expertise. Dernier exemple en date : des éleveurs de la Venise verte s’inquiètent de la non prise de poids de leurs animaux dans les prés de marais. Analyse des prairies, des conduites culturales et d’élevage, des animaux… conclusions données par la recherche Inra. Cela viendrait de la lutte parasitaire. Eric Kernéïs est convaincu que l’unité de Saint Laurent a changé le paysage maraîchin en 50 ans. Pour fêter ce cinquantenaire, il y aura le 20 mai prochain une journée plutôt protocolaire à Saint Laurent, mais surtout une ouverture au public. Le 23 aux scolaires (collèges et lycées) et le samedi 24 mai à tout le monde. Il est préférable de réserver.* Visite de l’unité, explication sur les recherches menées, parcours à l’intérieur de l’exploitation, rencontre avec les personnels et les chercheurs de l’unité.

* N° pour les réservations 05 49 55 60 04. 3 visites le matin, 5 l’après-midi. Gratuit. Nombre de places limité.

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