L'Agriculteur Charentais 06 mars 2014 à 08h00 | Par CR

Formation - L’enseignement agricole pris pour exemple par l’Education nationale

Au Salon de l’agriculture, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, et Vincent Peillon, ministre de l’Education, ont rappelé la priorité de verdir l’enseignement agricole.

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Intégrer les principes de l’agroécologie dans les référentiels de diplôme et à en assurer l’accompagnement auprès des équipes pédagogiques et éducatives à travers leur formation initiale et continue.
Intégrer les principes de l’agroécologie dans les référentiels de diplôme et à en assurer l’accompagnement auprès des équipes pédagogiques et éducatives à travers leur formation initiale et continue. - © JC Gutner

«L'enseignement agricole est un exemple pour l'Éducation nationale», a déclaré Vincent Peillon, ministre de l'Education, au Salon de l'agriculture. Il évoquait notamment l’apaisement qu’il y constate dans l’opposition entre «écologistes et productivistes». Cette trêve offre un avenir pour les jeunes. «C'est fini, on avance ensemble», assure-t-il. La priorité numéro un de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, sur l'enseignement agricole, fait donc écho à l'éducation nationale. «L'économie avant tout, oui. Mais ce sont aussi des formations en relation avec la nature. Il faut anticiper les mutations des enjeux de développement», a-t-il déclaré, rappelant que 80% des diplômés des filières d'enseignement agricole trouvent un emploi. Dans un contexte économique si difficile, l’agriculture et l’agroalimentaire font figure de bon élève : les débouchés dans ces filières existent. Une éclaircie pour le marché de l’emploi, alors que la courbe du chômage n’arrête pas d’augmenter en France : au mois de janvier, il a atteint un niveau record de 3,31 millions d’inscrits à Pôle emploi. Et le gouvernement repousse à fin 2014 l’objectif de recul du chômage. L’exemple que représente l’enseignement agricole pour l’avenir des jeunes n’a pas laissé indifférent le gouvernement. Le 18 février, le Premier ministre Jean-Marc-Ayrault a rappelé à Stéphane Le Foll dans la Lettre de cadrage 2014 pour la transition écologique, la priorité que doit être l’enseignement agricole. L’idée est «d’intégrer les principes de l’agroécologie dans les référentiels de diplôme et à en assurer l’accompagnement auprès des équipes pédagogiques et éducatives à travers leur formation initiale et continue». L’enseignement est une priorité pour le quinquennat de Stéphane Le Foll et l’augmentation du budget dédiée à l’enseignement agricole va dans le même sens : la loi de finances 2014 lui attribue une enveloppe de 1,7 milliard d’euros, soit une augmentation de près de 1,5% des crédits. Pour des échéances plus courtes, la rentrée 2014 en cours de préparation devrait accueillir 150 enseignants supplémentaires et 30 postes de vie scolaire individuels. Et en cours d’année, ce sont 20 postes dans l’enseignement supérieur qui devraient être ouverts.

Les mfr aussi

Du côté des Maisons familiales et rurales (MFR), on souscrit au développement du fameux concept d’agroécologie, appelé agrobiologie, « tout en sachant, que fort heureusement, depuis longtemps l’enseignement agricole, dans toutes ses composantes, et les MFR en particulier ont inscrit leurs formations dans ce contexte ». Pour elles, il s’agit donc avant tout d’amplifier le phénomène. Cela passe notamment par une meilleure sensibilisation de tous les enseignants, l’encouragement des projets d’établissement, à favoriser les études de milieu, l’observation de l’environnement et le décryptage de la réalité, à s’appuyer sur les compétences des maîtres de stages ayant des pratiques agrobiologiques, à valoriser les productions réalisées par les jeunes en les diffusant sur le territoire et en direction des partenaires éducatifs et des professionnels et enfin à mettre en valeur les innovations techniques et scientifiques de l’environnement proche (visite d’entreprise, intervention…).

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