L'Agriculteur Charentais 15 mai 2014 à 13h49 | Par Christelle Picaud

Filière laitière - Le plus gros potentiel de développement est en France

La caisse régionale du Crédit Agricole réunissait mardi 7 mai les professionnels de la filière laitière.

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« La vraie question c’est, y a-t-il des gens ici qui croient et veulent investir dans cette production ? », interrogeait Vincent Chatellier.
« La vraie question c’est, y a-t-il des gens ici qui croient et veulent investir dans cette production ? », interrogeait Vincent Chatellier. - © Agri79

Deux cents personnes. Parmi celles-ci, combien d’éleveurs ? «Parce que les chantiers d’ensilage occupent quelques-uns de nos collègues, je compte sur vous pour transmettre dans nos campagnes cette espérance, ces raisons de croire en l’avenir de la production laitière», concluait Alain Minault, président de la caisse régionale Charente-Maritime Deux-Sèvres. A Aiffres, mardi 7 mai, la Banque verte marquait son engagement, se positionnait comme partenaire de la filière laitière. Pour répondre au besoin d’espoir exprimé dans les campagnes, «l’organisation professionnelle que nous sommes, s’implique», poursuivait le président. En organisant cette matinée conférence en présence de Vincent Chatellier, chercheur à l’Inra, et de Daniel Chevreul, directeur des approvisionnements du groupe Bongrain, le Crédit Agricole dissipait sur le plan des marchés et des stratégies de développement du groupe en présence, le brouillard qui pouvait obstruer l’horizon des éleveurs de Poitou-Charentes. «L’enthousiasme qui m’anime à l’égard de la production laitière n’est pas lié à l’amélioration des prix sur le marché mondial », certifiait Vincent Chatellier. Convaincu que peu de pays seront capables de répondre à la croissance des besoins internationaux qu’il évalue entre 13 à 18 milliards de litres par an à l’échelle de la planète dans les années à venir, il affirme : «L’Europe a le plus gros potentiel de développement. Et en Europe, le pays dont la concentration de la production est la plus faible, le pays qui dispose à la fois de fourrages et d’eau, facteurs indispensables pour produire, se trouve sous vos pieds. La France a de nombreux atouts». L’économiste invite les agriculteurs à reconsidérer les choses. «La question, y aura-t-il demain un marché laitier ?, n’est pas une question d’actualité. La vraie question c’est, y a-t-il des gens ici qui croient et veulent investir dans cette production ?»

Lire la suite dans notre édition du 16 mai

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