L'Agriculteur Charentais 11 avril 2013 à 16h14 | Par Bernard AUMAILLEY

ATLANTIC ELEVAGE - Oser ouvrir les champs du futur

C’est en fin de parcours que l’on juge la conduite et la performance des élevages, avec un suivi régulier des résultats.

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L’assemblée générale d’Atlantic Elevage c’est l’effet «kiss-kool» : on y trouve tous les performances de la filière laitière régionale, mais aussi matière à réflexion sur la marche de cette même filière. Si à Marans, vendredi 29 mars, on n’a pas manqué de parler autour des restructurations des opérateurs laitiers, les chiffres avancés sur le «contrôle laitier» sont plutôt bons. Intrinsèquement, les indicateurs s’améliorent, même si le cheptel tend à diminuer de part et d’autre de la Sèvre niortaise, en Charente- Maritime et en Vendée. Et la présidente d’Atlantic Elevage n’a pas manqué de souligner cette difficulté contre l’élevage, chahuté par la conjoncture : «nous souhaitons aller de l’avant et montrer que nos services sont modernes, rentables et utiles pour un apport de valeur ajoutée.»

Pour la présidente, Lydie Bernard, «Soyons courageux et posons-nous les bonnes questions pour avancer demain. »
Pour la présidente, Lydie Bernard, «Soyons courageux et posons-nous les bonnes questions pour avancer demain. » - © A-C

Recherche et développement pour avance
Lydie Bernard ne cache pas qu’il faut mettre l’accent sur la recherche et le développement, «pour avancer.» Misant sur le développement des nouvelles technologies dans le domaine de la nutrition et le conseil pour «piloter les troupeaux de façon plus efficiente.» Elle ne promet pas une révolution, mais «une prise en compte régulière » des attentes des éleveurs «pour avancer avec les autres organismes de conseil élevage.» Selon elle, le paysage agricole se redessine. Le conseil élevage n’y échappera pas. «Osons élargir nos champs d’action, notamment avec la santé animale, la maîtrise zootechnique.» Ce qu’elle nomme les «champs du futur» passent par des nouveaux projets, comme les outils de monitoring. «Ayons l’audace d’être éleveur demain.» Enjeu majeur pour les régions, l’élevage passe par le travail commun entre éleveur et conseillers. Satisfaire les attentes en la matière, elle n’hésite pas à parler «de marges de progrès» possibles : «l’objectif est d’apporter de la valeur ajoutée économique en aidant à se situer individuellement pour progresser collectivement. » La présidente croît plus à la synergie qu’à la concurrence entre conseils élevage. Elle concluait : «on n’est plus fort en équipe que le plus fort de l’équipe.» La majorité des adhérents en bovins lait ont opté pour le protocole A et les éleveurs caprins ont pour moitié intégrée le lactocorder. Sylvie Brunel, géographe était l’invité d’Atlantique Elevage. (Voir dans notre «Spécial» 2500 )

Toujours en progression Le bilan que fournit Atlantic Elevage cible une montée en nombre de cheptel : 70 vaches présentes en bovins lait (68,1 en 2011), mais en baisse chez les caprins 297 ( 304 en 2011). Prim’holstein et Saanen sont les deux races majeures. 86 opérateurs de mesure ont collecté les 1,2 M d’échantillons l’an dernier auprès des 1400 adhérents à Atlantic élevage. En moyenne, les rendements laitiers s’établissent à 8281 kg en lait brut et à 8617 kg en lait brut. Autre chiffre glané lors de cette assemblée générale, le coût alimentaire moyen (vaches+génisses) des élevages suivis s’est élevé à 117 €/1000 l et le coût alimentaire vache laitière s’élèverait à 95 €/1000 l dont 63 €/1000 l de concentrés et minéraux. En caprin, ce coût tournerait autour des 202 €/chèvre dont 148 € de concentrés.
Selon les derniers chiffres, le début d’année 2013 est dans la continuité de 2012. La productivité laitière se stabilise à – 1,8 kg de lait/jour/VL par rapport à la situation d’il y a un an. Le stade moyen est identique. Le TB reste supérieur d’un demi-point par rapport à l’an passé sous l’effet concentration des matières grasses du lait. Et le TP s’élève à 32,2 g/kg, soit un léger recul par rapport à la situation de janvier 2012.

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