06 mars 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Assemblée générale - Sauvegarder le foncier agricole contre l’avancée de l’urbanisation

Les Jeunes Agriculteurs planchaient sur le grignotage excessif des terres agricoles, obérant les capacités d’installation ou d’expansion.

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- © AC

«Lorsque les jeunes agriculteurs ne parlent pas d’installation, ils parlent foncier…» Bien vite résumé, mais la focale choisit par l’assemblée générale avait aussi rétréci le champ de discussion : la compétition entre le foncier agricole et l’urbanisation ou la construction. Fort de l’expérience de médiatisation de l’action en Haute Saintonge, les Jeunes Agriculteurs de Charente-Maritime voulaient guider le projecteur sur cet aspect des freins à l’installation. L’équivalent d’un département français en terres agricoles disparaît tous les ans. Pas moins de sept invités à la table ronde. Entre Chambre d’agriculture, Safer, intercommunalité, cabinet d’urbanisme et responsable national, Thomas Diemer, il y avait de quoi débattre. Cette table ronde s’est avant tout attachée à décrire les «outils» déjà en place, entre charte agriculture-urbanisme et territoires, dont la signature date de décembre 2012 dans le département, et les SCOT, PLU et cartes communales, il fallait l’expertise de Florence Guiberteau, chef de service à la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime pour en donner non seulement la «mécanique», la «finalité» mais aussi les limites. La Charte, bréviaire, de toutes les réunions, y compris de la commission sur la consommation des espaces agricoles est aujourd’hui la pierre angulaire. Si Alexandre Agat (JA17) n’est pas tendre sur le fonctionnement, il y trouve quand même motif «à défendre l’agriculture et l’installation des jeunes.»

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Alban Mercier relit son «parcours» au JA, similaire à tant d’autres, comme initiatique, «dans la convivialité et la camaraderie» : «une implication pyramidale» «permettant une approche par filière et aussi globale.» Mais le monde change : «l’administration n’est plus là pour aider le monde agricole, mais crée des freins, des réglementations accumulées. Je croyais qu’on devait travailler ensemble pour une agriculture durable. Utopiste que je suis.» Le président de JA 17 croit en la capacité de mobilisation des jeunes agriculteurs pour «défendre leur métier» : «nous ne sommes jamais égalés dans la force de nos propositions.» JA est la «meilleure école.»

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