L'Agriculteur Charentais 27 juin 2013 à 09h45 | Par Bernard Aumailley

Après la grêle - 14 000 ha à terre

Bilans, déclarations, mobilisation du monde agricole.

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C’était aussi rare que violent : la grêle dans l’Aunis. Après l’importante réunion, autour de la FNSEA-JA 17 et de la coopérative, les choses se sont quelque peu organisées pour venir en aide aux agriculteurs. Bernard Rochet, le conseiller général de Tonnay Boutonne, secteur très touché, annonçait la mise en œuvre des compétences du Département sur les conduites à tenir dans les prochaines semaines. Une permanence a été établie à la mairie à cette fin. Edith Harzic, la sous-préfète insistait pour que des bilans soient établis. Il semble, selon le président de la Chambre d’agriculture, qu’une première estimation fait état de 14 000 ha impactés par ces orages. Reste que le monde d’intervention n’est pas défini dans la mesure où ces cultures relèvent de l’assurance et ne peuvent entrer dans une indemnisation que par le biais des pertes de fond. L’Union européenne contraint les modes d’intervention dans ces cas-là. La mission d’expertise  de la DDTM était cette semaine sur le terrain et un comité d’expertise départemental devrait se réunir le 5 juillet prochain.Du côté de la coopérative où l’on s’est d’abord activé pour sauvegarder les bâtiments administratifs, on panse aussi l’outil de production d’aliments du bétail : déblaiement et on espère un redémarrage «dès que possible» avec une solidarité des autres coopératives. Quant aux récoltes des hectares, elles sont plus que compromises, pour ne pas dire impossibles, sans alternative de nouveaux semis. C’est autant d’apports qui manqueront dans les prochains mois à la coopérative. Pour sa part, le Crédit agricole Charente-Maritime Deux Sèvres et sa filiale Pacifia ont été mobilisés autour de cet événement. Idem à Groupama, où les premiers jours plus de 200 dossiers de sinistres (agricoles et non agricoles) étaient comptabilisés. Mais on sait que le recours à une couverture assurantielle n’est pas encore dans les mœurs des céréaliers, davantage des viticulteurs. Pour l’heure, nombre de céréaliers trouvent le surcoût trop élevé par rapport au risque. Sentiment que ne doivent pas aujourd’hui partager les sinistrés des orages. Par ailleurs, le Gouvernement a décidé, le 24 juin, de débloquer des mesures d’urgence pour les agriculteurs sinistrés par les intempéries et les inondations. Le Fonds national de gestion des risques agricoles est mobilisé pour indemniser les pertes de récolte et les pertes de fonds. Une enveloppe de 100 M€ a été réservée à cet effet. «Cette somme sera ajustée en tant que de besoin au regard des pertes constatées à l’issue des Commissions d’enquête». Est prévue également la mise à disposition de prêts de consolidation, de prises en charge d’intérêt et d’aides au titre de la procédure Agridiff. Enfin, un différé immédiat du paiement des cotisations sociales MSA et de décisions de prise en charge lors de l’appel du solde annuel des cotisations est également programmé sur une enveloppe de 13 M€. Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture a décidé des mesures dérogatoires au regard des aides Pac et différents assouplissements sur la conditionnalité MAE, PHAE et ICHN.

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